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Ce sont des bénévoles français, tout au début de l’installation du bidonville, qui ont commencé à construire des cabanes pour les femmes et les familles, pour améliorer leurs conditions d’habitation, mais aussi avec porte fermant avec un cadenas, pour une meilleure sécurité contre les agressions.  Les volontaires britanniques, venus en nombre depuis cet été, ont amplifié ce travail. Un quartier de caravanes a été installé au cœur du bidonville, puis un quartier de cabanes du côté de la route de Gravelines, au sud du site https://goo.gl/maps/ap7cskYZGt72 . Une église et une mosquée y avaient été construites, ainsi qu’une école à proximité.

Les habitant-e-s ont été expulsé-e-s ce matin par la police et le quartier a été rasé, ainsi que la végétation. Les personnes qui habitaient là et les bénévoles ont démonté et emporté ce qu’il était possible de sauver.

http://www.lavoixdunord.fr/region/migrants-de-calais-une-eglise-et-une-mosquee-de-la-ia33b48581n3305622

Au printemps dernier, les autorités avaient présenté ce terrain comme un lieu où les exilé-e-s seraient « toléré-e-s ». En partie sur une ancienne décharge, en partie sur un terrain mi-marécageux, éloigné de la ville, situé au pied de la rocade menant au port, laquelle s’est hérissée de grilles, les accès en sont depuis plusieurs mois contrôlés par la police, qui bombarde régulièrement le bidonville de grenades lacrymogènes depuis la rocade. Avec la destruction des quartiers périphériques (voir ici, ici et ), l’impression domine que le piège se referme un peu plus (voir ici, ici et ).

Plus loin dans le bidonville, infatigables, les volontaires construisent de nouvelles cabanes.


Destruction 1

Destruction 2

Destruction 3En début d’après-midi, les constructions une fois détruites, les engins aplanissent le terrain pour continuer le no-mans-land entre le bidonville et les voiries avoisinantes, de manière à ce que la police puisse contrôler de plus loin les mouvements des habitantes. Quelques fourgons de police sont encore là, et de petits groupes de CRS équipés de flash-balls. Un canon à eau est garé à proximité, de l’autre côté du pont de la rue de Gravelines.