Agenda international

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Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers
Super méga urgent:Mort au Testet : rassemblement ce soir 19h, Fontaine St Michel à Paris PDF Imprimer Envoyer
Action politique
Dimanche, 26 Octobre 2014 14:30
Le Dimanche 26 octobre 2014 , a écrit :

http://paris.demosphere.eu/rv/35836
Suite au décès survenu sur le site du projet de construction de Barrage de Sivens, au Testet, nous appelons à un

rassemblement ce soir à 19h, devant la Fontaine St Michel à Paris.


Hier, samedi 25 octobre, entre 1000 et 2000 personnes venues de toute la France, se sont rassemblées au Testet en opposition au projet de barrage et à la répression violente des opposant-e-s qui a lieu sur place depuis plusieurs mois. Des affrontements violents ont opposé une partie des militants sur place aux gendarmes jusqu'à tard dans la nuit. Flashball, lacrymos et grenades de désencerclement ont blessé plusieurs opposants aux abords du chantier.

Dans la nuit les pompiers et gendarmes disent avoir découvert le corps d'un homme d'une trentaine d'années dans les bois, alors que des informations des opposants sur place prétendent que le corps a été retrouvé au niveau des barrages de police . Les nouvelles sont tombées dans la presse nationale en milieu de matinée, à la consternation de tout le monde sur place. Pour l'heure, on ignore donc tout de l'identité de la personne retrouvée morte et des circonstances de sa mort.

Nous appelons par conséquent à un rassemblement afin de connaître les circonstances précises et les causes exactes du décès, de sa découverte, survenue dans un contexte de répression des opposants. Et nous réaffirmons notre opposition à ce projet de barrage qui, au-delà des circonstances  vraiment tristes de ce décès, a également des conséquences dramatiques pour l'environnement de la vallée.

Des membres du Collectif francilien de soutien à Notre-Dame-des-Landes et sympathisants des opposant-e-s du Testet.

 
Vendredi 31 octobre à 19h à Paris 18ème, meeting: projection d'un film suivi d'un débat avec le Collectif des Sans Voix et le Mouvement pour les droit et la dignité des Maliens (MDDM) PDF Imprimer Envoyer
Action politique
Samedi, 25 Octobre 2014 10:49

Migrants: 3000 morts en Méditerranée.

Débattre et agir ensemble

Venant de Syrie, d’Erythrée, du Soudan, d’Afghanistan, du Mali, de Guinée, de Lybie, de Palestine, des centaines d’hommes, de femmes, d’enfants, tentent chaque jour d’échapper à la guerre, à la précarité ou simplement essayent de rejoindre l’Europe pour construire leur avenir. Parmi eux, certains n’arriveront jamais.

Depuis le début de l’année 2014, l’office international des migrations dénombre plus de 3000 morts en Méditerranée. Ils sont 22 000 à avoir perdu la vie depuis 2000.

Ce sont nos frères, nos voisins, nos amis.

Nous les Sans Voix, nous pensons que cette situation n’est pas une fatalité.

Quitter son pays est un droit de la déclaration universel des droits de l’Homme. Comment le faire respecter ? Certains d’entre nous ont migré, ont suivi ce chemin par la Méditerranée, ou bien un autre chemin. Nous connaissons les réalités de la migration.

Nous pensons que nous devons en discuter tous ensemble, comprendre les enjeux, et réfléchir à des moyens d’agir pour que cette hécatombe cesse.

C’est pourquoi le Collectif des Sans Voix avec le Mouvement pour les droit et la dignité des Maliens (MDDM), vous invite à la  projection d’un film, suivie d’un débat :

VENDREDI 31 OCTOBRE à 19H. Salle Saint Bruno 9 Rue Saint Bruno- Paris 18ème.
 Venez témoignez, discuter, proposer des moyens d’agir.

Le film 

LES MESSAGERS, de Hélène Crouzillat et Laetitia Tura – 67mn

Principalement tourné entre le Maroc et l’enclave espagnole de Mellila, le film donne la parole à ceux qui ont été témoins des disparitions. A travers la recherche des corps, il décrit qu’au delà des accidents, c’est tout un système qui autorise la disparition des migrants.

Le débat sera animé par

Anzoumane Sissoko, tête de liste de Sans voix aux élections municipales, porte parole de la coordination des Sans Papiers 75

Koudenecoun Diallo, président de MDDM

En présence des réalisatrices.

La liste des Sans voix est un collectif créé à l’occasion des élections municipales de 2014 pour revendiquer le droit de vote de tous les résidents, y compris des étrangers extra-communautaires.

Contact:
Sissoko Anzoumane  06 51 70 74 92


 

 
Roms : nouveau camouflet pour la préfecture et la Ville de Montpellier PDF Imprimer Envoyer
Tribunaux
Samedi, 25 Octobre 2014 10:37

Ici, l'ancien camp de Roms du Millénaire à Montpellier. (PHOTO ARCHIVES REDOUANE ANFOUSSI)
Ici, l'ancien camp de Roms du Millénaire à Montpellier. (PHOTO ARCHIVES REDOUANE ANFOUSSI)
L'utilisation de l'article, la reproduction, la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise

Le tribunal administratif ordonne l'hébergement de cinq familles Roms dont les caravanes ont été détruites par les orages.

Belote et rebelote. Pour la deuxième fois en cinq jours, le tribunal administratif de Montpellier a donné tort hier à la préfecture de l'Hérault et à la mairie de Montpellier qui refusent de trouver un toit à plusieurs familles Roms de Montpellier, à la rue depuis que leurs caravanes ont été détruites par les inondations. "Il est enjoint au préfet de l'Hérault de prendre toute mesure pour assurer sans délai et, si possible, dès la nuit du 22 au 23 octobre, soit par ses propres services, soit par les soins d'une autre collectivité qui pourrait être la Ville de Montpellier ou le Département de l'Hérault, un logement décent à la famille "X" jusqu'à ce qu'une solution d'hébergement pérenne ait pu être trouvée".

Une ordonnance rendue hier en fin d'après-midi mais qui ne faisait aucun doute depuis l'audience du matin. Il est 10h dans la salle du Tribunal administratif de Montpellier. La scène semble surréaliste. "J'ai l'impression que la mairie a du mal à lire les ordonnances du tribunal", rumine le président qui s'agace d'avoir à se prononcer sur cinq affaires* similaires à celle jugée le 17 octobre. Ce jour là, ce même juge administratif, saisi de deux référés "liberté" de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH), avait rejeté la requête de la Ville demandant à être mise "hors de cause" et ordonné à la préfecture de l'Hérault de faire reloger en urgence une famille Rom d'Italie sinistrée dans les inondations. Chose qui avait été faite dès le soir même dans un hôtel social de Montpellier.

Cinq jours plus tard, le juge ne cache pas son agacement. Cinq dossiers embouteillent son bureau. Celui de cinq familles qui demandent à être hébergées en attendant un relogement pérenne, en vertu de l'article L345-2 du Code social des familles. "Nous pensions qu'ils allaient appliquer la décision du tribunal pour les autres personnes", explique l'avocate de la LDH Sophie Mazas pour justifier les nouvelles procédures. "La dernière fois, une seule famille nous avait été présentée comme très vulnérable", balbutie le représentant de la préfecture. Le président le coupe aussitôt. "La seule question pertinente c'est : y a-t-il des familles avec enfants à la rue ? Si c'est le cas, vous connaissez la position du tribunal".

A quoi jouent le préfet et le maire ?

Sophie Mazas explique qu'une autre famille a pu être hébergée par le Conseil général de l'Hérault. Et déplore que toutes les autres, parmi lesquelles des enfants, des personnes âgées et des nourrissons, "ont été laissées dans la boue". Le président tranche : "Donc la situation n'a pas été réglée". Le fonctionnaire de la préfecture se lève à nouveau. "Nous n'avons pas pu procéder à une évaluation de la situation sur place". Le président le laisse à peine finir. "On ne subordonne pas à une situation comme celle-là des questions de procédure. On constate une situation et on y trouve une solution". Le représentant de l'État tente d'argumenter. "Il n'y a pas les structures nécessaires à l'hôtel pour reloger ces familles". Le juge souffle. "Attendez-vous à recevoir une injonction".

Au tour de la Ville qui demande une nouvelle fois à ce que sa responsabilité soit écartée. "La commune de Montpellier n'a pas les moyens d'appliquer l'injonction", fait valoir sa jeune avocate. Il y a quelques jours, un gymnase avait pourtant été ouvert en urgence par la mairie avant d'être refermé pour "permettre la reprise des activités". Argument bancal en période de vacances scolaires.

"Les dossiers pour l'achat de nouvelles caravanes d'occasion sont en route. Ce ne devrait plus être long", tente d'apaiser Sophie Mazas qui pose la question de la "discrimination" devant les catastrophes naturelles. "Aucun des naufragés de Grabels n'a eu à saisir le tribunal pour être relogé", fait remarquer à juste titre l'avocate de la LDH. Le juge abonde en son sens et rappelle aussitôt la loi. "Toute personne en situation de détresse mérite qu'on lui prête assistance sans considération de ses origines".

Le président du tribunal s'en tient au droit. Mais l'affaire est éminemment politique. Sinon qu'est-ce qui pousse donc le préfet de l'Hérault et le maire de Montpellier Philippe Saurel à jouer ainsi avec les procédures et les nerfs des associations (Cimade, Mrap, ATD Quart monde...) qui soutiennent les Roms ?

Cela fait plus de trois semaines que le relogement de ces familles est traité par dessus la jambe par les autorités compétentes qui se renvoient la patate chaude. Si par malheur un drame frappait un nourrisson ou un vieillard la nuit par 10 degrés dans une caravane insalubre, qui serait responsable ?

Rémy Cougnenc

Dernière modification le jeudi, 23 octobre 2014 21:23

Autres informations:
Intempéries : la justice oblige l'Etat et Montpellier à héberger des Roms

 
Appel à soutenir le collectif Baras au tribunal d'instance de Pantin 93 mardi 4 novembre à 9h30 PDF Imprimer Envoyer
Tribunaux
Samedi, 25 Octobre 2014 09:56
Le Mardi 21 octobre 2014 16h58,<lesbaras(at)squat.net> a écrit :

Appel à soutenir le collectif Baras au tribunal d'instance de Pantin 93 mardi 4 novembre à 9h3041 rue Delizy à Pantin

Métro ligne 5 : Église de Pantin

Depuis le 10 août dernier, le Collectif Baras occupe une ancienne agence Pôle emploi au 72 rue René Alazard à Bagnolet.

Le propriétaire, la banque Natixis, a lancé la procédure judiciaire pour demander l'expulsion du collectif.

Nous appelons à venir nous soutenir au tribunal le 4 novembre

NON AUX EXPULSIONS !
RÉGULARISATIONS DE TOUS LES SANS-PAPIERS !

LE COLLECTIF BARAS
07 78 32 14 75

Historique de la lutte : 

- Paris 20ème: Manifestation du collectif Les Baras samedi 27 sepembre à 14h.
- Occupation d'un nouveau lieu à Bagnolet 93 par le collectif SP des Baras 93.

- Méga urgent: Les CRS sont au squat "les Baras" au 124 avenue Galliéni à Bagnolet 93, Évacuation du devant du squat d'un instant à l'autre.

- Urgent: Incendie au squat "Les Baras" 124 avenue de Galliéni à Bagnolet 93.

- Expulsion imminente: rdv mercredi 23 juillet à 5h30 le matin devant le squat "Les Baras" au 124 avenue Galliéni à Bagnolet 93

- Lettre ouverte du collectif des Baras aux élues des mairies de Montreuil et de Bagnolet 93.
- Rassemblement en solidarité avec les squats du collectif des Baras, devant la mairie de Bagnolet 93 vendredi 16 mai à 10h.

 
 
Debout contre les violences policières ! Du 21 au 28 octobre 2014 : semaine d'action et de sensibilisation contre les violences policières ! PDF Imprimer Envoyer
Action politique
Samedi, 25 Octobre 2014 09:53

samedi 25 octobre 2014 à 18h

Debout contre les violences policières !

http://paris.demosphere.eu/rv/35789

Du 21 au 28 octobre 2014 : semaine d'action et de sensibilisation contre les violences policières !

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Face à une recrudescence de contrôles d'identité abusifs et de violences policières depuis le mois d'avril et au silence assourdissant d'un gouvernement qui ne semble toujours pas disposé à tenir ses engagements pour y remédier, plusieurs associations et collectifs ont décidé de dédier cette semaine à la sensibilisation du grand public aux abus policiers.

Vidéos, sortie d'un Guide d'Action, sensibilisation aux droits, rencontres- débats, ateliers, maraudes sur la région parisienne, mais aussi à Nice, Metz,

Lille ... la #SemaineAbusPoliciers, qui débute mardi 21 octobre, se terminera le 27 octobre, en hommage à Zyed Benna et Bouna Traoré, morts lors d'une contrôle d'identité à Clichy-Sous-Bois en 2005, sans qu'aient été pour l'instant jugés les policiers impliqués dans le drame.

La semaine dernière, les associations Urgence Notre Police Assassine, La Voix des Rroms, #FergusonInParis et Les Indivisibles lançaient déjà un cri d'alerte à Bernard Cazeneuve, Ministre de l'Intérieur, prompt à applaudir le « formidable sens du service public » de gendarmes scandant en réalité « 1, 2, 3, Viva l'Algérie » pour imiter des émeutiers, mais silencieux face aux trop nombreux passages à tabac et morts dans le cadre d'interventions policières depuis son arrivée. Ils appelaient la population à apprendre à se défendre face à une République qui non seulement est sourde à leur mise en danger, mais semble l'encourager.

L'opération #SemaineAbusPoliciers qui s'en suit a vocation à initier un large mouvement de solidarité et de vigilance pour former chacun aux droits et aux recours face aux abus de pouvoir d'agents des forces de l'ordre, qu'il s'agisse de contrôles au faciès, de violences verbales ou physiques, ou du cas dévastateur de mort dans le cadre d'une interpellation. Elle annonce un renforcement des liens entre les différentes associations et instances de lutte contre ces abus à travers la France, mais à aussi à l'étranger, afin d'alerter l'opinion publique internationale sur la situation française.

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Programme de la #SemaineAbusPoliciers

21 octobre :

Mise en ligne du Guide d'Action[2] face aux contrôles abusifs réalisé parStop le contrôle au faciès, offrant informations juridiques, outils de mobilisation, sensibilisation et de recours en cas d'abus, permettant à chacun d'agir à sa manière et à son niveau.

22 octobre :

Journée contre les abus policiers à Lille (maraudes, rencontre inter-associative, projection-débat…) en partenariat avec le Comité Sans Papiers et le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires.

23 octobre :

  • à Montreuil, les Collectifs Angles Morts et Urgence Notre Police Assassine présenteront l'ouvrage « Permis de tuer » co-écrit par 6 familles de victimes de crimes policiers
  • à Metz, des membres du Collectif Stop le contrôle au faciès et l'antenne locale de la Ligue des Droits de l'Homme se réuniront en soutien à « Anis », victime de harcèlement par les forces de l'ordre locales depuis qu'il a survécu à une grave agression policière dont il a conservé les vidéos.[3]

24 octobre :

rencontre-débat sur les droits et recours face aux abus policiers de 19h à 21h à Nice, organisée par les antennes locales du Collectif Contre l'Islamophobie en France, de la Ligue des Droits de l'Homme et du Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples.

25 octobre :

  • 14h30 - 17h30, Place des Innocents à Châtelet, Paris : opération photos, distribution du Guide d'Actions, diffusion du numéro de recours, installation de l'appli Stop le contrôle au Faciès, mise à disposition du livre Permis de Tuer
  • 18h00, Place du Trocadéro, opération photo #FergusonInParis en soutien et écho au mois d'action #FergusonOctober aux Etat-Unis

26 octobre :

Opération Twitter

Du 21 au 27 octobre :

diffusion d'épisodes inédits de la saison 2 de la web- série « Mon 1er contrôle d'identité », faisant témoigner chercheurs, journalistes, avocats, élus, conseillers à l'OSCE ou à l'ONU sur leur expérience d'abus policiers.

La saison 1, sortie en novembre 2011 sur YouTube, avait réuni une trentaine de rappeurs français, diffusait un numéro de SMS à utiliser en cas de contrôle au faciès introduisant le sujet sur la scène médiatique et politique en France, et permettant la 1èreaction en justice contre l'Etat en avril 2012.

[1] M. le ministre de l'Intérieur, n'entendez-vous pas ces voix dissonantes ?
Huffington Post, 17/10/2014
http://www.huffingtonpost.fr/amal-bentousi/lettre-ouverte-cazeneuve-stop-controle-facies_b_6002988.html

[2] Sur
http://stoplecontroleaufacies.fr/slcaf/2014/10/20/guide-daction-face-aux-controles-abusifs/

[3] http://www.islametinfo.fr/2014/09/23/bavure-policiere-musulman-police/

Stop le contrôle au faciès / Urgence notre police assassine / ACLEFEU / Au delà des mots / Collectif Contre l'Islamophobie en France / Cité en Mouvement / plaignant contre l'Etat / La Voix des Rroms / #FergusonInParis / Collectif Angles Morts.

Lien : http://paris.demosphere.eu/rv/35789
Source : http://femmesenlutte93.over-blog.com/article-...

 
Intempéries : la justice oblige l'Etat et Montpellier à héberger des Roms PDF Imprimer Envoyer
Tribunaux
Samedi, 25 Octobre 2014 08:52
La présidente de la Ligue des droits de l'homme de Montpellier,  Sophie Mazas.

La présidente de la Ligue des droits de l'homme de Montpellier,  Sophie Mazas. | Capture d'écran TV Sud

Zoom


    

Le tribunal administratif de Montpellier a ordonné mercredi à l'Etat et à la ville de Montpellier de trouver un logement décent d'urgence «dès la nuit de mercredi» pour une vingtaine de Roms, dont les caravanes avaient été détruites lors des intempéries des 6 et 7 octobre.
«C'est un jugement qui fait jurisprudence au niveau national, il enjoint le préfet de l'Hérault de trouver des logements décents à des familles de Roms sinistrées depuis les inondations de début octobre et qui étaient à la rue après deux nuits d'hébergement», s'est félicitée jeudi, lors d'une conférence de presse, leur avocate Me Sophie Mazas, au nom de la Ligue des droits de l'Homme.

Le jugement précise que les familles de Roms devront être accueillies dans des logements d'urgence «en l'attente de leur fournir un logement pérenne comme l'oblige loi sur le droit à l'hébergement d'urgence», selon l'avocate.


Un référé devant le tribunal administratif

La décision fait suite à un référé liberté déposé la semaine dernière devant le tribunal administratif de Montpellier (Hérault) par un collectif d'associations qui viennent en aide aux Roms sinistrés du quartier de la Mosson. Leur campement entièrement dévasté, la communauté qui compte 35 personnes dont 16 enfants avait un temps été hébergée dans des salles polyvalentes de la ville, avant de se retrouver à la rue.

VIDEO Des campements rom et roumain inondés (France 3, 10/10)
Selon Sophie Mazas, «après deux nuits passées dans des Algeco d'un ancien chantier appartenant à la ville de Montpellier sans couverture, sans lit et sans nourriture, les familles de Roms ont été mises dehors et ont regagné le campement plein de boue, avec des caravanes détruites et des matelas mouillés».

La mairie en appelle à l'Etat
L'avocate et des associations ont dénoncé une «discrimination» envers les Roms dont les familles comptent cinq nourrissons de 7 à 10 mois, des adolescents et deux couples de sexagénaires à la santé précaire.

Interrogée par les journalistes, Fanny Ervéra directrice de cabinet de Philippe Saurel, maire DVG de Montpellier a déclaré que «c'était à l'État de trouver des logements décents à ces familles de Roms, si la préfecture nous demande d'en mettre à disposition, nous le ferons».

La préfecture de l'Hérault a trouvé dès mercredi soir des hôtels sociaux pour abriter les Roms sinistrés, mais pour seulement trois, voire quatre nuits. «Et après, ils iront où ?», se sont inquiétées lors d'une conférence de presse les associations humanitaires qui se sont mobilisées pour les familles de Roms. Personne n'a encore la réponse.

Inondations à Montpellier : le maire Philippe Saurel «n'a jamais connu ça» (30/09)

LeParisien.fr

 
Brest. Des sans-papiers expulsés d'un squat du centre-ville PDF Imprimer Envoyer
Expulsion lieux d'occupation/habitation
Samedi, 25 Octobre 2014 08:34

  • Brest, 7h30, 35 sans-papiers demandeurs d'asile ont été expulsés par les forces de l'ordre de leurs logements dans un squat au 6 de la rue Saint-Saëns. 35 autres sans-papiers en état d'irrégularité avaient quitté les lieux la veille.
    Brest, 7h30, 35 sans-papiers demandeurs d'asile ont été expulsés par les forces de l'ordre de leurs logements dans un squat au 6 de la rue Saint-Saëns. 35 autres sans-papiers en état d'irrégularité avaient quitté les lieux la veille. | Photo Ouest-France / Béatrice LE GRAND

Ce mardi matin, une trentaine de demandeurs d'asile ont été expulsés de l'immeuble qu'ils occupaient rue Saint-Saëns. Autant de personnes avait fui dans la nuit.

L'opération d'expulsion a démarré à 7 h 30, ce mardi matin, rue Saint-Saëns, à Brest, dans un ancien bâtiment des Affaires maritimes. 

63 personnes, demandeuses d'asile ou déboutées du droit, d'origines tchétchènes, albanaises, kosovares et arméniennes y logent illégalement depuis le début de l'été dernier. 

Lundi, un huissier est venu relever l'identité de chaque personne résidant dans l'immeuble, comme l'exige la procédure avant expulsion. 

Bâtiment vétuste

Dans la nuit de lundi à mardi, la moitié de ces personnes ont fui. L'autre moitié a été prise en charge par les services sociaux après intervention de la police, de la gendarmerie, de la Ville et de la Préfecture.

"Ce bâtiment est vétuste, les cloisons sont cassées. L'hiver arrivant, ces familles ne peuvent rester. De plus, ils occupent ces logements sans droit ni titre. Le tribunal a donc décidé l'expulsion", explique Bernard Guérin, sous-préfet du Finistère.  

Dans la journée, les familles expulsées et dont les demandes d'asile sont en cours, vont être relogées par la Préfecture, de manière temporaire. Les familles ayant des enfants scolarisés à Brest restent dans la ville, pour éviter le changement d'école. 

Les personnes déboutées de leur droit d'asile, dont aucune ne s'est présentée ce mardi matin, avaient eux, possibilité d'obtenir trois nuits d'hôtellerie, avant de quitter le territoire.

 
Passeurs d'hospitalités ~ des exilés à Calais PDF Imprimer Envoyer
Actualités
Samedi, 25 Octobre 2014 08:21

Passeurs d'hospitalités

RENVERSEMENT

22 Mercredi oct 2014

L’augmentation graduelle du nombre d’exilés présents à Calais depuis un peu plus d’un an n’a tout d’abord pas suscité de réaction particulière des pouvoirs publics, à part des expulsions de squats et de campements qu’on pourrait presque qualifier de routine dans le climat de violence qui règne à Calais (comme le squat des Érythréens le , et le campement des Soudanais le 11 avril 2014). Cette période a aussi été pour les nouveaux arrivants celle de la prise de risque pouvant conduire à la mort (voir ici ou ). Les interpellations des associations restent sans réponse.

Les expulsions de campements le 28 mai (voir ici et ), puis de campement et de squats le 2 juillet (voir ici, ici et ), avaient donné une mauvaise image de l’État à la fois par leur brutalité, mais aussi par l’impression qu’elles donnaient d’improvisation et d’absurdité, comme une répétition vaine et obstinée de la même chose ne débouchant sur aucune solution.

La communication des autorités cet été a surtout porté sur les aspects spectaculaires, pouvant notamment interpeler l’opinion publique britannique : tentatives de passage « en masse », « assauts » du port, « rixes » entre exilés début août. Un accord est intervenu avec le gouvernement britannique, avec à la clé un chèque de 15 millions d’euros sur trois ans pour renforcer la sécurisation du port.

La manifestation anti-migrants du 13 octobre, à l’appel du syndicat Unité SGP Police Force Ouvrière, qui a réunit des policiers, des chasseurs, des agriculteurs, des commerçants et tenanciers de bars, le Front national, es élus de la majorité municipale, Sauvons Calais, participe d’une nouvelle phase. Les reportages se multiplient montrant le ras-le-bol de la « population », la violence et la dangerosité des « migrants » (à partir de sources policières). Là où Sauvons Calais pouvait apparaitre marginal et excessif, le syndicat de policiers donne de la crédibilité aux thèses avancées, même si ses assertions sont contredites par les statistiques officielles de la police.

Campagne visant à développer a peur des exilés et mise en scène de l’hostilité de la population préparent la relégation à l’écart de Calais, de l’autre côté de la rocade de contournement, et probablement une nouvelle phase de répression, loin des regards, conformément au nouvel accord franco-britannique.

 

000028Photo Loup Blaster http://loupblaster.tumblr.com




 
Les Roms évacués de Bobigny pourraient bientôt être relogés PDF Imprimer Envoyer
Expulsion lieux d'occupation/habitation
Samedi, 25 Octobre 2014 08:09

AFP
Dans le campement des Coquetiers, à Bobigny, le 21 octobre à l'aube, avant que débute l'opération de démantèlement.
Dans le campement des Coquetiers, à Bobigny, le 21 octobre à l'aube, avant que débute l'opération de démantèlement. (Photo Lionel Charrier. Myop)

La Ville de Paris a annoncé ce jeudi soir qu'un accord avec l'Etat pourrait être passé prochainement. Depuis leur expulsion d'un campement de Bobigny mardi, une soixantaine de Roms sont hébergés dans un gymnase.

La Ville de Paris a annoncé jeudi soir la perspective d’un accord avec les services de l’Etat pour une «prise en charge pérenne» de la soixantaine de Roms, actuellement hébergés dans un gymnase. Depuis l’évacuation de ces personnes – dont 30 enfants – d’un campement à Bobigny, la municipalité avait ouvert mardi en urgence un gymnase pour héberger ces familles, pour pallier les dysfonctionnements de l’Etat, en charge de l’hébergement et qui n’avait pas proposé de solution de relogement aux familles expulsées.

A l’issue d’une réunion jeudi, un porte-parole de la Mairie de Paris a annoncé que les familles seraient hébergées jusqu’à lundi matin dans le même gymnase, le temps de «finaliser avec l’Etat les modalités techniques d’une prise en charge pérenne des familles». De plus, la Ville de Paris fera «passer ses services de la petite enfance» pour s’assurer que les enfants vont bien.

Plus tôt dans la journée, la Ville de Paris avait une nouvelle fois demandé à l’État, par le biais de la préfecture de la région Ile-de-France et de celle de Seine-Saint-Denis, d'«assumer ses responsabilités» en matière d’hébergement d’urgence.

A lire aussi «Je ne sais rien de la ville où on m'envoie, du logement promis»

Le campement dit des «coquetiers», où vivaient entre 200 et 300 personnes dont de nombreux enfants scolarisés, a été évacué mardi à la suite d’un arrêté municipal pris par le nouveau maire de la ville Stéphane De Paoli (UDI), qui invoquait l’insalubrité des lieux. Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, une trentaine de familles se sont vu proposer des solutions de relogement. Il s’agit des familles recensées sur le camp lors des deux diagnostics sociaux réalisés en février et en août.

«L’exécution de l’arrêté du maire de Bobigny a conduit à la mise en œuvre d’un accompagnement social sans précédent qui bénéficie à près d’une personne sur deux repérées dans le cadre des diagnostics sociaux», a souligné jeudi dans un communiqué le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli. Il y a une «extrême difficulté à trouver des solutions adaptées aux besoins de ces populations migrantes, qui ne peuvent être élaborées dans la polémique, mais dans une démarche partenariale», a-t-il ajouté.

Philippe Galli avait écarté mercredi la possibilité de prises en charge supplémentaires, par son administration, des familles évacuées, en raison de la situation «extrêmement tendue» dans le département, avec «84 000 demandes de logement social en attente» et «11 000 personnes» dormant chaque nuit «dans des chambres d’hôtel réquisitionnées par l’État».

AFP

Plus d'informations:
- Roms : que le gouvernement respecte la loi
- L’amendement qui inquiète les défenseurs des Roms
 
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