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Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers
Attention: ce jour expulsion probablement imminente des migrants devant la halle rue Pajol à Paris 18ème PDF Imprimer Envoyer
Expulsion lieux d'occupation/habitation
Mardi, 23 Juin 2015 14:03
Attention: ce jour expulsion probablement imminente des migrants devant la halle rue Pajol à Paris 18ème au métro La Chapelle ligne 2 ou Marx Dormoy ligne 12.
Besoin de soutiens en urgence sur place svp.
Information reçu par mail à 15h43 et par SMS à 15h07,merci de fw sur vos listes svp.

mail FW: Opération de police prévue de façon imminente. 
Aux gens dispo, s'il vous plaît venez nombreux ! 
Les migrants semblent être pour rester et défendre le camp. 
Les municipaux nous préviennent qu'il y aura une opération de police si nous ne partons pas. 
Le directeur de l'assistance aux sans abris prévoit également des interpellations 
 
 
Migrants, le dossier PDF Imprimer Envoyer
Actualités
Lundi, 22 Juin 2015 21:33

Dossier http://www.liberation.fr/migrants-files,100527

Alors que des migrants risquent leur vie pour gagner l'Europe, retour sur le coût humain et financier des politiques mises en place en France et en Europe.

17 juin 2015
15 juin 2015
12 juin 2015
11 juin 2015
10 juin 2015
  • Migrants, écueils d’accueil

    Migrants, écueils d’accueil

    Décryptage

    «Libération» a identifié quatre points de crispation autour du système d’asile en France après l’absurde course-poursuite engagée par les forces de l’ordre avec les migrants, cette semaine à Paris.

    Par Sylvain Mouillard, Marie Piquemal et Hélène Sergent
9 juin 2015
8 juin 2015
5 juin 2015
2 juin 2015

Alors que des migrants risquent leur vie pour gagner l'Europe, retour sur le coût humain et financier des politiques mises en place en France et en Europe.

2 juin 2015

 
A Vintimille, des migrants abandonnés à la nuit PDF Imprimer Envoyer
Culture
Lundi, 22 Juin 2015 21:21

Une barrière s’est abaissée sur le chemin des migrants. Désormais, ils sont bloqués à la frontière italienne. Des milliers d’entre eux, originaires de la corne de l’Afrique, débarqués sur les côtes du sud de l’Italie et qui souhaitent rejoindre le nord de l’Europe, ne peuvent plus passer par les Alpes-Maritimes. Depuis jeudi, les autorités françaises les renvoient puis les bloquent à la frontière italienne. La nuit de dimanche à lundi, Libération est parti à leur rencontre, entre France et Italie, entre les rochers de la plage et le hall de la gare.

À lire aussi Immigration : l’Europe se tâte, Renzi menace

 

22 heures,  accrochés à des rochers, côté italien

La nuit tombe sur la baie de Menton. Au loin, les lumières de la ville scintillent. Elles dessinent les premiers contours du littoral français, un rivage devenu inaccessible pour les migrants. Depuis cinq jours, ils sont bloqués en Italie par les autorités françaises. Ils sont plus de cent, pour la plupart originaires d’Erythrée et du Soudan, à refuser de quitter le bord de mer, les rochers et leur précarité. Ce soir, Ibrahim s’improvise leader du groupe. Ce Soudanais de 28 ans a tenté à trois reprises de franchir la frontière en train. Trois fois, les autorités françaises l’ont ramené en Italie. Cette situation, c’est celle que connaissent la quasi-totalité des migrants qui ont trouvé refuge sur les rochers. La semaine dernière, 1 439 personnes ont été interpellées dans les Alpes-Maritimes. Parmi elles, 1 097 ont fait l’objet d’une reconduction immédiate à la frontière italienne. Des reconductions pour «faire respecter les règles du jeu» et pour «prévenir des troubles graves ailleurs», notamment la constitution de camps à Paris et Calais, expliquait vendredi le préfet des Alpes-Maritimes, Adolphe Colrat. C’est la deuxième nuit qu’Ibrahim s’apprête à passer sur le bord de mer. Les trois précédentes, il s’était allongé sur les pelouses râpées qui longent la route avec les autres personnes refoulées. Mais samedi la police italienne a tenté de faire reculer les migrants vers Vintimille. Le groupe s’est divisé en deux. Ceux qui s’y sont refusé, comme Ibrahim, ont trouvé refuge sur la bande rocailleuse entre la mer et la route. «Ces rochers, c’est devenu ma chambre. Et la mer, mes toilettes, ma salle de bains, ma laverie», résume-t-il.

23 h 30, la peur de la police

Les heures passent et la nuitée s’organise. Chaque migrant tente de trouver le rocher le moins inconfortable possible et une couverture distribuée par des associations. Sur une pierre à peu près plate, Abdoulaye tente de trouver le sommeil. Il a quitté la Guinée-Conakry en 2012 et a traversé six pays avant d’arriver à la frontière franco-italienne. «La nuit, je souffre beaucoup. Il y a eu des orages pendant trois jours, c’était vraiment compliqué», explique Abdoulaye. Plus que la météo, c’est la police qui effraie Ibrahim. Les autorités françaises et italiennes sont postées à la frontière. Ibrahim est méfiant : «J’ai peur de ce qu’ils peuvent faire. Samedi, deux Soudanais se sont jetés à l’eau par peur.» Ibrahim pensait qu’une fois entré en Europe, la pression s’apaiserait. «Je croyais avoir vécu le plus difficile en Libye et sur le bateau. Mais ici aussi la vie est pénible, dit-il, assis sur le muret au bord de la route. Pour moi, la solution, c’est une concertation politique de l’Union européenne.»

00 h 30, dans le froid et sous les embruns

Sur les rochers, rares sont ceux qui ont trouvé le sommeil. Jonathan, Meron et Abdelkarim sont enveloppés dans la même couverture de survie. «On se tient chaud», sourit Jonathan. Les trois Erythréens ont fait connaissance sur l’embarcation avec laquelle ils ont traversé la Méditerranée. Depuis, ils font route ensemble. «A trois, on est plus forts, explique Meron, qui a mis sa capuche pour se protéger des embruns. On espère rester ensemble jusqu’à notre objectif, l’Angleterre.» Le trio a du mal à trouver le sommeil. Les jeunes hommes discutent de leur vie d’avant et font des plans sur leur vie future, qu’ils espèrent moins sombre. Entre deux rires, l’angoisse de rester bloqués à la frontière après un si long voyage refait vite surface. Jonathan, Meron et Abdelkarim posent en boucle la même question : «Toi, tu penses qu’on pourra passer en France un jour ?»

1 h 30, à Vintimille, la gare transformée en camp de réfugiés

Mêmes angoisses, mais ambiance plus apaisée à la gare de Vintimille, à quelques kilomètres à l’est de la frontière. Ce sont les autorités italiennes qui ont rassemblé les migrants dans la gare. Des femmes, des enfants et des hommes qui n’ont pas pu résister à la pression policière. «Les migrants qui sont ici ont été repoussés par la police italienne samedi. Avant, ils étaient eux aussi au bord de mer, explique Janni, un Italien qui est mobilisé depuis une semaine pour aider les migrants. Chaque jour, des gens arrivent de Rome ou de Milan. Ils s’entassent ici, parce qu’ils ne peuvent pas poursuivre leur chemin.» Le hall de gare ressemble désormais plus à un camp de réfugiés qu’à un lieu de transit. Le calme de la nuit tranche avec l’agitation de la journée. C’est ici que les enfants jouent. C’est ici que les associations apportent leur aide, de la nourriture, des kits d’hygiène, des vêtements, des jouets. C’est ici que les voyageurs italiens courent pour ne pas rater leur train.

2 heures, des familles entassées dans un dortoir

Un dortoir est improvisé dans un long et large couloir, aux plafonds hauts. A même le carrelage ou sur de fines couvertures, les migrants se sont allongés les uns à côté des autres. Quelques heures de calme avant une nouvelle journée d’errance. Au fond du couloir, dix lits de camp installés par la Croix-Rouge italienne. C’est là que des femmes, au voile ample et coloré, cherchent le sommeil. Certaines sont enceintes. D’autres ont des enfants en bas âge. C’est le cas de Jamila. Avec son mari, Ahmad, et leurs trois enfants de 5, 9 et 12 ans, elle a quitté son Soudan natal il y a plusieurs mois. Eux aussi ont tenté de traverser la frontière en train. En vain. «On ne savait pas où dormir. C’est compliqué avec des enfants. Il faut trouver des lieux sûrs pour se reposer, explique Ahmad dans un anglais hésitant. Heureusement, ici les associations nous aident.» Au pied du lit des enfants, un sac rempli de jouets.

2 h 30, une nuit entre souvenirs du Darfour et rêve d’Angleterre

Sur le parvis de la gare, l’air est encore tiède. On imagine aisément la chaleur de la journée passée, le soleil qui cogne sur les pavés et la moiteur du mois de juin dans cette ville du nord de l’Italie. C’est sur le parvis que les autorités ont installé des sanitaires. Des toilettes, des douches et des lavabos pour un peu de dignité. Nasser a trouvé une prise de courant disponible dans les sanitaires pour recharger la batterie de son portable. Son téléphone, c’est le seul lien avec ses proches qu’il a laissés au Soudan en 2013. «Je peux donner des nouvelles à ma famille. Sans batterie, ma mère ne peut pas me joindre. Alors, elle s’inquiète et pense qu’il m’est arrivé quelque chose.»

Nasser a cinq frères et trois sœurs au Soudan, tous plus jeunes que lui. A 21 ans, il s’est fixé comme objectif de rejoindre l’Angleterre pour trouver un «petit job». «Je n’ai plus le choix. Je ne peux pas retourner au Soudan. Et je ne vais pas rester toute ma vie dans une gare en Italie… Je dois traverser la France pour aller en Grande-Bretagne», détaille-t-il sereinement.

Désormais, Nasser n’a plus qu’un rêve : envoyer de l’argent à ses frères et sœurs à qui il pense «à chaque instant», pour qu’ils puissent à leur tour «tenter leur chance en Europe et fuir la guerre du Darfour».

 
Billets, passeurs : trois migrants racontent le coût du voyage PDF Imprimer Envoyer
Actualités
Lundi, 22 Juin 2015 21:14


TÉMOIGNAGE

De Syrie, du Soudan ou d’Erythrée, trois migrants arrivés en France racontent le coût de leur voyage étape par étape et leurs difficultés économiques actuelles.

A lire notre dossier «Traverser, coûte que coûte»

De la Syrie à Paris

Naïm, 29 ans

«J’ai voyagé avec ma sœur, mes deux frères et leurs enfants. Au total, nous étions quinze. Nous avons mis quatre ans pour aller de Homs, en Syrie, jusqu’à Melilla [l’enclave espagnole au Maroc, ndlr]. Nous voulions rejoindre la famille que nous avons en France. Pour payer le voyage, nous avons dû vendre tout ce qui nous appartenait en Syrie : nos maisons, nos meubles, les bijoux. Nous avions aussi de l’argent mis de côté grâce au commerce que je faisais là-bas. Nous n’avons donc pas eu à travailler pendant le voyage.

«Ce qui nous a coûté le plus cher, c’est le passage du Maroc à Melilla. Si tu es un homme seul, tu peux demander aux passeurs de payer moins. Nous, nous étions une famille avec des femmes et des enfants qui avaient peur, alors ils nous ont demandé le prix fort : 2 000 à 3 000 euros par personne. Cela nous est revenu à plus de 37 000 euros, rien que pour traverser cette frontière.

«Ensuite, nous avons dû patienter plusieurs semaines à Melilla avant que les gardes-côtes ne nous fassent traverser en Espagne. Puis, nous avons pris le bus et le TGV pour arriver à Paris. C’était il y a sept mois. Ce voyage nous a encore coûté cher. Maintenant, nous avons épuisé toutes nos économies, il ne nous reste plus rien, et nous n’arrivons pas à trouver de travail.» A.M.

Du Soudan à Calais

Abdallah, 28 ans

«Cela fait deux mois que je suis ici, et j’ai décidé de déposer ma demande d’asile en France. Je viens du Darfour, où j’ai perdu une sœur dans la guerre. Ma femme est toujours là-bas.

«Je suis parti il y a dix mois. Je n’avais pas d’argent pour payer mon passage du Soudan à la Libye, j’ai dû travailler dur pendant cinq mois en Libye pour rembourser la personne qui m’a fait traverser. A faire des ménages, à porter des lourds colis… Là-bas, il fallait que je me cache tout le temps : ils disent que nous sommes des singes.

«La traversée en bateau vers l’Italie m’a coûté 1 200 dinars libyens [779 euros]. Quand je suis arrivé en Sicile, je n’avais que 10 euros en poche. Heureusement, des gens m’ont donné 30 euros : ce qui me manquait pour prendre le bus jusqu’à Vintimille. J’ai décidé de rester ici, d’apprendre le français. Je suis cuisinier, je voudrais exercer mon métier. Pour tenter de rallier l’Angleterre, mes amis se débrouillent entre eux, gratuitement. J’ai entendu dire qu’avec un passeur, cela coûtait 500 à 2 000 euros.» S.M.

De l’Erythrée jusqu’à Marseille

Jacob*, 26 ans

«J’ai tout essayé pour rester dans mon pays. Mais, depuis des années, je vivais dans la peur car j’étais surveillé. J’ai été emprisonné plusieurs fois, et torturé. Mon crime, c’était de discuter dans la rue avec les étrangers à qui je vendais des chewing-gums. C’est comme ça que j’ai rencontré Marc, un Français que je considère comme un père aujourd’hui. Il ne voulait pas que je prenne de risque pour fuir le pays. J’avais entendu parler d’une voie légale : acheter un vrai passeport à des fonctionnaires corrompus contre 5 000 dollars. Marc m’a envoyé l’argent. Comme il était impossible d’obtenir un visa Schengen, j’ai choisi de partir en Ouganda, car un Erythréen peut y aller sans visa, pour 50 dollars. Un jour, j’ai appris que la police était passée chez ma mère me chercher. Marc m’a trouvé un billet pour Kampala via Le Caire à 1  200 dollars. Je n’ai pu dire au revoir à personne.

«Je suis resté huit mois en Ouganda, en cherchant des façons de venir en France. Je savais que des gens avaient réussi par la Turquie. J’ai obtenu un visa business de deux semaines pour 1 500 euros, plus 800 euros le billet pour Istanbul. J’ai aussi dépensé 100 dollars pour un costume et des chaussures - j’étais censé être en voyage d’affaires. En Turquie, j’ai payé 3 500 dollars pour passer en Grèce via la rivière Evros. Avec cette somme, on a le droit de réessayer tant que ça ne marche pas. Deux fois, je me suis fait arrêter côté grec et renvoyer à Istanbul. La troisième tentative a été la bonne.

«A Athènes, j’ai payé 800 euros pour rejoindre le Monténégro via l’Albanie, avec remboursement garanti si ça ne marchait pas. Avec d’autres réfugiés, on a rejoint la frontière albanaise en voiture, puis marché trois jours avant d’être arrêtés et envoyés dans un centre de rétention à Tirana. J’y suis resté deux mois, dans des conditions terribles. J’ai fini par être transféré dans un centre ouvert où j’ai rencontré une Syrienne qui partait pour le Monténégro avec un passeur soudanais. J’ai pu la suivre sans payer, mais j’ai dû porter ses valises à travers la montagne.

«Après trois jours au Monténégro, j’ai rejoint la Serbie pour 500 euros. Des Soudanais m’ont proposé de passer en Italie contre 1 500 euros. On était une trentaine entassés pendant des heures dans une camionnette. J’étais tellement malade à l’arrivée qu’on m’a transporté à l’hôpital. Marc est venu me chercher en voiture. Je suis finalement arrivé à Marseille en novembre. J’y vis aujourd’hui avec 340 euros d’allocation temporaire d’attente.» S.Hn.

*Son prénom a été modifié

 
A Paris, une évacuation des migrants sans police et avec un logement PDF Imprimer Envoyer
Actualités
Lundi, 22 Juin 2015 17:52



Cette fois, l’opération s’est déroulée sans le concours des forces de l’ordre et dans un calme inédit par rapport aux dernières semaines. Les quelque 200 migrants qui avaient trouvé refuge dans les jardins d’Eole (XVIIIe arrondissement de Paris) ont été évacués et, dans leur majorité, relogés, ce vendredi matin. Le changement de stratégie de la part des pouvoirs publics est notable : c’est Pascal Brice, le directeur de l’Office français de protection des réfugiés et apatride (Ofpra), qui est venu présenter le dispositif élaboré. Les services de la ville de Paris, mobilisés sur la question de l’hébergement, ne sont intervenus que dans un second temps.

Il est 9h30 quand les agents de l’Ofpra, accompagnés de membres de l’association France Terre d’asile, de traducteurs et d’élus verts et communistes arrivent sur les lieux. Certains des migrants dorment encore. Une fois tout le monde réveillé, Pascal Brice s’installe par terre et invite la foule à s’asseoir autour de lui. Un associatif se charge de la traduction en arabe. «Désolé de vous avoir dérangés, commence le directeur de l’Ofpra, alternant français et anglais. J’adresse mes salutations à ceux qui sont en période de ramadan.» Les migrants, pour la plupart originaires d’Afrique et notamment du Soudan et d’Erythrée, applaudissent à la fin de chaque phrase.

A lire aussi : Le contenu du plan d’urgence pour les migrants de Bernard Cazeneuve

«Je suis ici pour vous protéger. Je sais ce que vous avez vécu et ce que vous vivez ici depuis quelques jours. Je suis là pour vous faire une proposition, à vous tous qui êtes là aujourd’hui. Vous avez le droit à la dignité.» Les mots, venant du directeur de l’instance chargée de protéger les victimes de persécutions, portent bien davantage que ceux de la mairie de Paris, qui avait géré les épisodes post-évacuation de La Chapelle. L’offre, elle aussi, s’avère plus charpentée que les précédentes : elle consiste en un hébergement sans limitation de durée et en un engagement «d’examen des situations personnelles».

«On est au taquet de nos capacités»

Demandeurs d’asile ou non, les migrants sont invités à saisir cette «occasion fondamentale» : «On ne peut pas s’occuper de vous ici, dans ces conditions, explique Pascal Brice. Si vous acceptez cet hébergement, des gens vous aideront dans vos démarches.» Certains des migrants restent méfiants. «On nous a déjà fait des promesses la dernière fois à La Chapelle, qui n’ont pas été tenues, lance un homme. On veut des garanties.» Un autre, quelques minutes plus tard, réclame un engagement «écrit». Des soutiens militent pour laisser «quelques heures de réflexion» aux migrants.

A lire aussi : Les écueils de l’accueil à la française

11h30, le temps presse. 226 places d’hébergement ont été débloquées, mais les responsables de l’Ofpra et de la mairie de Paris craignent un «report» de personnes venues d’autres campements, notamment celui d’Austerlitz, voire de Calais. Avec le risque, au final, de ne pas pouvoir loger chaque personne, et de mécontenter tout le monde. «Il faut y aller, trépigne Dominique Bordin, coordinateur de la mission sans-abri de la mairie de Paris. On est au taquet de nos capacités, on a rouvert des centres hivernaux pour loger les gens.» Les bus affrétés pour l’occasion viennent se garer devant le campement. Les premiers migrants s’y engouffrent avec leurs maigres bagages.

Certains militants sont dépités, à l’image de Valérie : «On ne leur laisse pas de temps pour réfléchir. Et il manque des gens.» D’autres sont plus enthousiastes, tel Gérald Briant, adjoint PCF au maire du XVIIIe : «La raison est revenue. Cette opération a permis de retisser les liens distendus après les dernières semaines.» Il salue un relogement à durée indéterminée, et non pour quelques nuits, dans des structures certes d’urgence, mais dédiées aux migrants. A quelques pas de là, Dominique Bordin abonde. «On s’est rendu compte que les nuits d’hôtel ou les structures comme le Chapsa de Nanterre n’étaient pas adaptées.» En principe, les personnes présentes aux Jardins d’Eole seront logées dans cinq centres situés à Paris intra-muros et un à Pantin. Le risque d’éclatement et de dispersion est donc limité. Les structures devraient aussi rester ouvertes la journée, et fournir des repas. A voir si cela permettra une prise en charge durable.

«Cette crise migratoire va durer»

A la mi-journée, le campement de fortune est quasiment vidé. La rumeur d’une opération de police contre les récalcitrants circule, avant d’être démentie par les autorités. Sur le trottoir, Pascal Brice souffle : «Je n’aurais pas parié sur un succès comme celui-ci ce matin. C’est difficile de demander aux gens de se décider aussi rapidement, mais si on ne fait pas ainsi, on ne règle pas les problèmes.» Anne Souyris, coprésidente du groupe écologiste à la mairie de Paris, salue l’initiative : «C’est vers ce type de procédure qu’il faut aller, de manière structurelle, car cette crise migratoire va durer.»

Certains militants, non encartés mais proches de l’extrême gauche, décident d’organiser une réunion dans le jardin. Plusieurs sont très remontés contre une «opération de com du gouvernement» qui n’aurait «pas laissé le choix aux migrants». Un jeune homme dérape : «Les élus sont de foutus collabos ! Cette opération, c’est de la déportation, on a mis des pistolets sur la tête des gens.» Moins excités, certains s’inquiètent du sort qui pourrait être réservé aux migrants au-dessus desquels plane une obligation de quitter le territoire français (OQTF), et qui risquent d’être placés en rétention. Louis, jeune bénévole de la Cimade, regrette quant à lui une forme de «jackpot» : «Les personnes présentes ce matin vont être prises en charge. Mais quid de celles du campement d’Austerlitz, par exemple, qui restent encore sans solution ?»

Occupation en cours par les sans papiers au gymnase du métro Laumiére à Paris 75019, besoin de monde svp.
Migrants : nuit de trêve dans un centre pour SDF à Nanterre

Onze jours après leur première expulsion, les migrants s’installent près du jardin d’Eole En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2015/06/13/onze-jours-apres-leur-premiere-expulsion-les-migrants-s-installent-pres-du-jardi


Lettre ouverte à Monsieur le ministre de l’Intérieur.

QU'EN EST-IL DU SORT DES EXILES DE LA CHAPELLE ?








 
Paris: Relogés dans le XIIIe, les migrants renouent avec la dignité PDF Imprimer Envoyer
Actualités
Lundi, 22 Juin 2015 16:30


Accolé aux immeubles en construction du nouveau quartier du XIIIe arrondissement de Paris, le centre d'hébergement de la rue du Loiret a des allures de tour de contrôle. La structure, haute d'une vingtaine d'étages, accueille depuis quinze jours les migrants évacués du campement du métro La Chapelle. Ce vendredi midi, après la venue remarquée de Pascal Brice, le directeur de l’Office français de protection des réfugiés et apatride (Ofpra), au jardin d'Eole (XVIIIe), 34 réfugiés ont été redirigés vers ce lieu. Ouvert en décembre 2014 à l'initiative de l'association Aurore, «le Loiret», propose des solutions d'hébergement aux couples, familles et personnes isolés. «A l'origine, il n'y avait que 30 personnes mais avec la période hivernale, nous avons augmenté nos capacités d'accueil», détaille Caliskan Bahattin, le directeur du centre. Aujourd'hui, 222 personnes vivent ici. Parmi elles, 76 ont fuit le Soudan, l'Erythrée, la Centrafrique, le Tchad ou encore l'Ethiopie. Quelques «Chibanis» expulsés d'un hôtel insalubre du XIe arrondissement ont également trouvé refuge au centre.

«Tous dans la même galère»

Idriss, la vingtaine, en bras de chemise, est Soudanais. Resté quelques semaines au campement du métro La Chapelle, il ne cache pas son soulagement : «Nous avons un toit, des repas chauds tous les jours, tout ce qu'il faut. Ici on est bien.» Le hall d'accueil de l'immeuble ressemble davantage à un hall de résidence qu'à un centre d'hébergement d'urgence. Installés à trois ou quatre dans des studettes d'une trentaine de mètres carrés, les migrants disposent d'un badge électronique pour leur permettre de sécuriser l'accès aux chambres. Au premier étage, une salle de jeu pour les enfants (le centre en compte 33), une salle télé et une laverie sont à disposition des résidents. «Certains réfugiés n'avaient pas lavé leurs vêtements depuis leur départ de leur pays d'origine», se désole Myriam, assistante sociale du «Loiret». La diversité des profils des habitants ne nuit en rien à la cohabitation : «Depuis qu'ils sont là, nous n'avons eu aucun problème. De toute façon, ils sont tous dans la galère», analyse Nadir, l'un des agents d'accueil. Chargé des repas, de l'aménagement des chambres, le jeune homme sert régulièrement de traducteur pour faire le lien entre l'équipe dirigeante et les migrants.  

Durée indeterminée

Les consignes transmises à Caliskan Bahattin sont claires : tant que les situations et demandes d'asile des 76 migrants hébergés dans son centre ne sont pas examinées, aucun ne devrait retourner à la rue. «Nous essayons de travailler en collaboration avec les autorités de l'Ofii [Office français de l'immigration et de l'intégration, ndlr] pour accélérer les choses. Parmi les premiers arrivés chez nous, 27 ont déjà été reçus par l'Ofii et 26 ont obtenu une domiciliation avec l'aide de l'association France Terre d'asile», détaille le directeur du Loiret. Les nouveaux venus, expulsés des Jardins d'Eole, devraient bénéficier des mêmes dispositions dès la semaine prochaine. Pour assurer l'accueil et l'accompagnement de ses 222 résidents, Caliskan Bahattin a dû faire appel à deux employés supplémentaires et envisage d'embaucher une personne supplémentaire pour épauler les trois travailleurs sociaux déjà présents. A l'évocation du campement, non démantelé, de la gare d'Austerlitz, le directeur, ancien de la Croix-Rouge française, se montre pragmatique : «On peut monter jusqu'à 235 places. Si on nous appelle et que la fuite d'eau qui endommage certaines de mes chambres libres est réparée, on devrait pouvoir tenir.»

Hélène SERGENT

Historique:
Migrants : nuit de trêve dans un centre pour SDF à Nanterre

Onze jours après leur première expulsion, les migrants s’installent près du jardin d’Eole En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2015/06/13/onze-jours-apres-leur-premiere-expulsion-les-migrants-s-installent-pres-du-jardi


Lettre ouverte à Monsieur le ministre de l’Intérieur.


QU'EN EST-IL DU SORT DES EXILES DE LA CHAPELLE ?






 
Occupation en cours par les sans papiers au gymnase du métro Laumiére à Paris 75019, besoin de monde svp. PDF Imprimer Envoyer
Action politique
Vendredi, 19 Juin 2015 18:21

Fin de l'occupation plusieurs heures aprés.

Les exilés de la Chapelle et du Jardin d' Éole  occupent actuélement le gymnase au métro Laumiére ligne 5.

Besoin de beaucoup de monde pour soutenir les migrants, besoin de nourritures, eaux, couvertures, duvets et produits de toilettes, etc, svp merci.

La police est sur place, la situation peut dégénérer d'un instant à l'autre.

Merci de votre attention et de votre bienveillance.

Pour plus d'informations:

Sissoko CSP 75/CISPM

06 51 70 74 92

 
Loi anti squat : soulagement les amendements dangereux ont sauté PDF Imprimer Envoyer
Actualités
Jeudi, 18 Juin 2015 23:36


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COMMUNIQUE

Attention: il y a probablement eu une erreur de frappe sur la date du communiqué du DAL qui précise "Paris le 11 juin 2013", l'article a bien été posté le:

Paris le 11 juin 2013

Amendements anti squat : soulagement

Les amendements dangereux ont sauté

Les amendements Lebouillonec, Aubert, Lefur … aboutissant à criminaliser les occupants sans droit ni titre, qu’ils soient squatters de logements vacants, sous locataire non déclarés, locataires en impayé de loyer, hébergés à titre gratuit , locataires non déclarés sans bail ni quittance …ont été retirés ou rejeté.

 L’article 226-4 qui sanctionne la violation du domicile d’autrui est modifié selon la version du Sénat, et n’incriminera donc pas des innocents.

 C’est un soulagement pour les nombreux habitants qui redoutaient d’être l’objet de poursuite pénal et d’une expulsion administrative, sans le contrôle du juge, et pour les associations et les réseaux mobilisés.

 Pour la 4e fois, depuis 1994, un projet de loi visant les squatters est repoussé.

 Il nous reste à regagner le terrain perdu, qui avait été gagné au fil des combats menés par les sans toit, leurs organisations, avec le soutien de l’Abbé Pierre, et de tant d’autres personnalités morales, artistiques, ou politiques.

 Mais nous restons vigilants car les députés ont annoncé leur intention de rediscuter du sujet à une autre occasion …

Merci à tout ceux et celles qui ont contribué à ce résultat

Ci joint l’appel contre la criminalisation des occupants sans droit ni titre

Un toit c’est un droit !

Tagged with: Abbé Pierre, amendements, Assemblée nationale, Aubert, Lebouillonec, Lefur, locataire, logements sociaux, logements vacants, occupation, squat
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Le délai permettant d'établir la flagrance d'un délit applicable aux constats d'occupations illicites pourrait passer à 72 heures

Le 14/09/2005, par La Rédaction de Net-iris, dans Civil / Immobilier.

http://www.net-iris.fr/veille-juridique/actualite/12925/le-delai-permettant-etablir-la-flagrance-un-delit-applicable-aux-constats-occupations-illicites-pourrait-passer-a-72-heures.php

Le député Mothron et plusieurs de ses collègues ont déposé une proposition de loi visant à augmenter les délais permettant d'établir la flagrance d'un délit applicable aux constats d'occupations illicites de locaux à usage d'habitation.
De plus en plus de bailleurs de locaux à usage d'habitation sont confrontés au phénomène de squat et font réaliser, pour s'en prévenir, des passages quotidiens sur chaque palier d'habitation, y compris le dimanche, ce qui a un coût. Cette situation est d'autant plus pénible à supporter pour les propriétaires-bailleurs, qu'actuellement la flagrance justifiant l'intervention de la police doit être caractérisée sous un délais très court porté traditionnellement à 48 heures, mais dont une jurisprudence le ramène à 28 heures.
Estimant ce délai trop court, lequel facilite les actions des réseaux mafieux ainsi que des associations qui profitent de cette faille pour pouvoir squatter des locaux vides généralement pendant les week-end, ou les vacances, le député propose d'augmenter le délai permettant d'établir la flagrance d'un délit, applicable aux constats d'occupations illicites de locaux à usage d'habitation, et de le porter à 72 heures.
"Cette disposition permettrait même en période de flux tendu des congés de gardiens et sur des phénomènes de vacances massives telles que les démolitions de programmes, de se rendre capable d'établir ces constats. Cela devrait par conséquent accélérer la procédure d'expulsion", explique l'auteur de la proposition de loi.

© 2005 Net-iris

http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion2480.asp

N° 2480

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

DOUZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 13 juillet 2005.

PROPOSITION DE LOI

visant à augmenter les délais
permettant d'
établir la flagrance d'un délit
applicable aux constats d'
occupations illicites
de
locaux à usage d'habitation,

(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration
générale de la République, à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais
prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

PRÉSENTÉE

par MM. Georges MOTHRON, Jean-Claude ABRIOUX, Jean-Paul ANCIAUX,
Mme Martine AURILLAC, MM. Patrick BEAUDOUIN, Jean-Louis BERNARD, Jean-Marie BINETRUY, Etienne BLANC, Roland BLUM, Jacques BOBE, Loïc BOUVARD, Ghislain BRAY, Philippe BRIAND, Mme Chantal BRUNEL, MM. Pierre CARDO, Hervé de CHARETTE, Roland CHASSAIN, François CORNUT-GENTILLE, Jean-Michel COUVE, Charles COVA, Olivier DASSAULT, Lucien DEGAUCHY, Francis DELATTRE, Bernard DEPIERRE, Jean DIÉBOLD, Dominique DORD, Olivier DOSNE, Philippe DUBOURG, Jean-Michel FERRAND, Jean-Michel FOURGOUS, Marc FRANCINA, René GALY-DEJEAN, Daniel GARD, Guy GEOFFROY, Alain GEST, Bruno GILLES, Georges GINESTA, Claude GOASGUEN, François-Michel GONNOT, François GROSDIDIER, Mme Arlette GROSSKOST, MM. Christophe GUILLOTEAU, Gérard HAMEL, Joël HART, Pierre HELLIER, Edouard JACQUE, Patrick LABAUNE, Yvan LACHAUD, Marc LE FUR, Pierre LELLOUCHE, Lionnel LUCA, Daniel MACH, Richard MALLIÉ, Thierry MARIANI, Alain MARSAUD, Jacques MASDEU-ARUS, Christian MÉNARD, Alain MERLY, Gilbert MEYER, Jean-Claude MIGNON, Mme Nadine MORANO, MM. Etienne MOURRUT, Jean-Pierre NICOLAS, Jacques PÉLISSARD, Michel PIRON, Axel PONIATOWSKI, Bernard POUSSET, Daniel PRÉVOST, Michel RAISON, Eric RAOULT, Frédéric REISS, Jacques REMILLER, Mme Juliana RIMANE, MM. Jérôme RIVIÈRE, Jean ROATTA, Jean-Marc ROUBAUD, Francis SAINT-LÉGER, André SANTINI, Yves SIMON, Michel SORDI, Guy TEISSIER, Mme Irène THARIN, MM. Dominique TIAN, Jean UEBERSCHLAG, Christian VANNESTE, Francis VERCAMER, Jean-Sébastien VIALATTE et Philippe VITEL

Députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Aujourd'hui, les bailleurs de locaux à usage d'habitation sont confrontés au quotidien à une amplification du phénomène de squats, sur des ensembles pourtant gardiennés et habités.

Aussi, si un bailleur ne veut pas être confronté à cette situation, il est obligé de faire réaliser un passage quotidien sur chaque palier d'habitation, y compris le dimanche.

Cette situation est d'autant plus pénible à supporter pour les propriétaires - bailleurs, qu'actuellement la flagrance justifiant l'intervention de la police doit être caractérisée sous un délais très court porté traditionnellement à 48 heures, mais dont une jurisprudence le ramène à 28 heures.

Ce délai est manifestement trop court, et plusieurs réseaux mafieux ainsi que des associations profitent de cette faille pour pouvoir squatter des locaux vides généralement pendant les week-end, ou les vacances.

C'est justement pendant ces périodes que seule une partie des effectifs de gardiens sont d'astreinte, et qu'il leur est impossible de faire inspecter tout le patrimoine.

C'est pourquoi, je propose d'augmenter le délai permettant d'établir la flagrance d'un délit, applicable aux constats d'occupations illicites de locaux à usage d'habitation, et de le porter à 72 heures.

Cette disposition permettrait même en période de flux tendu des congés de gardiens et sur des phénomènes de vacances massives telles que les démolitions de programmes, de se rendre capable d'établir ces constats. Cela devrait par conséquent accélérer la procédure d'expulsion.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

Après le premier alinéa de l'article 53 du code de procédure pénale, il est inséré l'alinéa suivant :

« Dans le cas de l'infraction visée à l'article 226-4 du code pénal, le délit flagrant peut être constaté dans les soixante-douze heures suivant le début de la commission de l'infraction. »


Composé et imprimé pour l'Assemblée nationale par JOUVE
11, bd de Sébastopol, 75001 PARIS

Prix de vente : 0,75 €
ISBN : 2-11-119313-5
ISSN : 1240 - 8468

En vente à la Boutique de l'Assemblée nationale
4, rue Aristide Briand - 75007 Paris - Tél : 01 40 63 61 21


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N° 2480 - Proposition de loi visant à augmenter les délais permettant d'établir la flagrance d'un délit applicable aux constats d'occupations illicites de locaux à usage d'habitation


© Assemblée nationale


 
Police et sécurité La nouvelle loi pour lutter contre les squatteurs votée à l'unanimité: infraction de violation de domicile PDF Imprimer Envoyer
Actualités
Jeudi, 18 Juin 2015 20:27

http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/expulsion_squatteurs_domicile.asp#PAC

Police et sécurité : infraction de violation de domicile

(Les informations concernant les réunions à venir ont un caractère prévisionnel et sont susceptibles d'être modifiées)

Travaux préparatoires


Sénat - 1ère lecture
(Dossier en ligne sur le site du Sénat)

Proposition de loi de Mme Natacha BOUCHART et plusieurs de ses collègues visant à faciliter l'expulsion des squatteurs de domicile, n° 586, déposée le 5 juin 2014
et renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale

Travaux des commissions

- commission des lois
La Commission saisie au fond a nommé M. Jean-Pierre Vial rapporteur le 12 novembre 2014
Rapport n° 142 déposé le 3 décembre 2014 :
Texte de la commission n° 143 (2014-2015) déposé le 3 décembre 2014

Discussion en séance publique au cours de la séance du mercredi 10 décembre 2014
Proposition de loi tendant à préciser l'infraction de violation de domicile , adoptée en 1ère lecture par le Sénat le 10 décembre 2014 , TA n° 31

Assemblée nationale - 1ère lecture

Proposition de loi , adoptée par le Sénat, tendant à préciser l'infraction de violation de domicile , n° 2444, déposée le 10 décembre 2014 (mis en ligne le 20 janvier 2015 à 11 heures)
et renvoyé à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la république

Amendements
- Amendements déposés sur le texte n° 2834
- Recherche multicritère
Travaux des commissions

- commission des lois
La Commission saisie au fond a nommé M. Marc-Philippe Daubresse rapporteur le 26 mai 2015

Amendements déposés en commission sur le texte n° 2444

Nomination d'un rapporteur au cours de la réunion du 26 mai 2015 à 17 heures
Examen du texte au cours de la réunion du 3 juin 2015 à 10 heures
Examen du texte au cours de la réunion du 11 juin 2015 à 9 heures 15
Rapport n° 2834 déposé le 3 juin 2015 (mis en ligne le 5 juin 2015 à 18 heures 45) :
Annexe 0 - Texte de la commission (mis en ligne le 3 juin 2015 à 15 heures 15)

Discussion en séance publique
2e séance du jeudi 11 juin 2015

Proposition de loi tendant à préciser l'infraction de violation de domicile , adoptée sans modification en 1ère lecture par l'Assemblée nationale le 11 juin 2015 , TA n° 531

En savoir plus
Principales dispositions du texte
Principaux amendements des commissions


Principales dispositions du texte



Principale disposition de la proposition de loi transmise par le Sénat :

Article 1er
Précision de l'infraction de violation de domicile afin de conforter le caractère continu de ce délit, et donc de permettre l'intervention des forces de l'ordre dans le cadre de la flagrance, en distinguant deux phases : l'introduction dans le domicile d'autrui à l'aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, d'une part, et le maintien dans le domicile à la suite de cette introduction, d'autre part, sans qu'il soit nécessaire que ce maintien soit le fait de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte.

Principaux amendements des commissions



TRAVAUX DE LA COMMISSION DES LOIS
Adoption en première lecture de cette proposition de loi le 3 juin 2015
Rapport n° 2834 de M. Marc-Philippe Daubresse (Les Républicains, Nord)


La commission n'a pas adopté d'amendement.

La discussion de cette proposition de loi porte, en séance publique, sur le texte adopté par la commission (n° 2834-A0).

Voir le compte rendu n° 71 de la commission



© Assemblée nationale

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La nouvelle loi pour lutter contre les squatteurs votée à l'unanimité

 
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