Agenda international

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Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers
Paris 20 ème: La Cantine des Pyrénées doit reprendre ses activités, repas, concert et manifestation les samedis 27 septembre et 4 octobre 2014 PDF Imprimer Envoyer
Manifestations
Samedi, 27 Septembre 2014 10:11
Le Samedi 27 septembre 2014 12h05,  <contact.cantine.des.pyrenees(at)gmail.com> a écrit :

La Cantine des Pyrénées doit reprendre ses activités,

Ce samedi midi (le 27), comme tous les samedis depuis  l'expulsion, il y aura un repas devant la cantine. Ce samedi sera un peu particulier puisque pendant le repas il y aura un concert de hip-hop et qu'ensuite nous partirons ensemble rejoindre la manifestation du collectif BARAS place Gambetta. Un collectif qui lutte pour le relogement et la régularisation de ses membres.

SAMEDI PROCHAIN : nous organisons une manifestation pour que la Cantine reprenne et pour afficher notre détermination à continuer.
Soyons nombreuses et nombreux le samedi 4 octobre à 14h devant la Cantine, 331 rue des Pyrénées !!

A très bientôt

la cantine des pyrénées

Expulsion de la Cantine des Pyrénées et rassemblement
 
Paris 20ème: Manifestation du collectif Les Baras samedi 27 sepembre à 14h. PDF Imprimer Envoyer
Manifestations
Samedi, 27 Septembre 2014 09:32
http://paris.demosphere.eu/rv/34898

Le Mercredi 10 septembre 2014 11h12, <lesbaras(at)squat.net> a écrit :

MANIF ARRÊT DES EXPULSIONS et RÉGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS

SAMEDI 27 SEPTEMBRE À 14 H Départ : place Gambetta à Paris 20ème Arrivée : Bagnolet - Galliéni


Nous sommes des migrants originaires de l'Afrique de l'Ouest et centrale, pour la plupart, on vivait en Libye depuis de nombreuses
années... puis la guerre nous a forcé à partir.

Aujourd’hui, nous sommes en France pour travailler et nous demandons au préfet de nous régulariser au plus vite !
Les critères imposés par la loi ou par la circulaire Valls de novembre 2012 sont beaucoup trop restrictifs sur la régularisation par le
travail. Pourtant la plupart des membres du collectif peuvent attester d'une promesse d'embauche et, même souvent, du soutien d'un employeur.
Nettoyage, bâtiment, gardiennage, restauration... tous ces secteurs nous exploitent car nous n'avons actuellement pas de
papiers nous permettant de travailler légalement en France.
Nous demandons la régularisation des travailleurs sans-papiers qui composent le collectif et plus largement la régularisation de tous les
sans-papiers !

Le collectif Baras est tout autant déterminé à obtenir un toit pour l'ensemble de ses membres.
Nos demandes de réquisitions de bâtiments vides auprès des Mairies de Montreuil et Bagnolet, ainsi qu'auprès de la Préfecture, ont échouées,
mais nous restons persuadés que c'est la seule solution viable ! Les  Mairies et l’État disposent de bâtiments vides sans réel projet.
Un squat n'est pas une solution idéale mais c'est une solution par défaut, pour répondre à l'urgence de la situation !
Nous demandons aux autorités de ne pas expulser les membres du collectif Baras des lieux de Montreuil, Bagnolet et des foyers Adoma !


LE COLLECTIF BARAS

<lesbaras(AT)squat.net>

N° du Collectif : 07.78.32.14.75

Historique de la lutte :
Occupation d'un nouveau lieu à Bagnolet 93 par le collectif SP des Baras 93.

Méga urgent: Les CRS sont au squat "les Baras" au 124 avenue Galliéni à Bagnolet 93, Évacuation du devant du squat d'un instant à l'autre.

Urgent: Incendie au squat "Les Baras" 124 avenue de Galliéni à Bagnolet 93.

Expulsion imminente: rdv mercredi 23 juillet à 5h30 le matin devant le squat "Les Baras" au 124 avenue Galliéni à Bagnolet 93

Lettre ouverte du collectif des Baras aux élues des mairies de Montreuil et de Bagnolet 93.
Rassemblement en solidarité avec les squats du collectif des Baras, devant la mairie de Bagnolet 93 vendredi 16 mai à 10h.

 
 
Erratum:Manifestation vendredi 26 septembre 2014 à Paris rdv place de la République à 14h30 pour aller à l' ambassade du Sénégal. PDF Imprimer Envoyer
Manifestations
Jeudi, 25 Septembre 2014 12:17

Erratum:

-La manifestation du vendredi 26 septembre 2014 se dirigera en direction de l'ambassade du Sénégal et non pas vers celle d'Italie comme nous l'avons précédemment indiqué par erreur. Manifestation à l'initiative de l'Union Nationale des Sans-Papiers.


- Pour la manifestation du vendredi 3 octobre 2014, elle se dirigera vers l'ambassade d'Italie et ceci à l'initiative du Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers.

Si vous avez transféré le mail indiquant l'erratum, merci de transférer ce mail afin qu'il suive le même cheminement pour éviter un malentendu.

Merci de votre attention et de votre compréhension.

Suite aux manifestations vers les ambassades du Maroc, Cote d'Ivoire, Mali, le Ministère de la Régularisation de tous les Sans-Papiers organise ce vendredi 26 septembre 2014 une manifestation vers l' ambassade d'Italie suite aux derniers événements ayant causé la mort plusieurs centaines de migrants en mer méditerranéenne.

Il faut que cela cesse rapidement et que les coupables soient jugés et condamnés comme il se doit.

Rendez-vous à 14h30 place la République au métro du même nom à Paris pour le départ, pour plus d' informations allez sur le lien ci-dessous ou téléphonez au numéro ci-dessous.

Merci de transférer cette information sur vos listes svp.


La Coordination 75  des Sans-papiers  CSP75

Le porte-parole : Sissoko Anzoumane  tel : 06 51 70 74 92

Paris le 11 septembre 2014

Paris 14h30 place de la République: Manifestation de colère devant l' ambassade de la Côte d' Ivoire ce vendredi 12 septembre 2014

Appel de la CSP 75 Coordination 75 des Sans Papiers à manifester devant l'ambassade du Maroc à Paris ce jour à 14h30.

 
Maroc: À Tanger, des Noirs africains attaqués à la machette PDF Imprimer Envoyer
Actualités
Mercredi, 17 Septembre 2014 05:25

Plusieurs vidéos sur le lien web: http://goo.gl/zNKpai

Une autre vidéo est disponible ici mais attention, les images peuvent choquer.

À Tanger, des Noirs africains attaqués à la machette

Des Noirs africains manifestent dans les rues de Tanger pour dénoncer la violence dont ils sont victimes. Photo de Yassine Lachiri pour Tanja 24.com

Des attaques sanglantes à l’arme blanche ont eu lieu dans le quartier Boukhalef à Tanger, où vivent majoritairement des Noirs subsahariens sans-papiers, candidats à l’immigration en Europe. Témoignages de migrants sous le choc…




Vidéo publiée sur le compte Youtube de TVCHOT montrant une partie des heurts à Boukhalef de la soirée du 29 aout.

Les attaques sont survenues vendredi 29 août, dans quartier Boukhalef à la sortie de Tanger, expliquent plusieurs témoins contactés par France 24. Si les assaillants n’ont pas été identifiés, les personnes ciblées sont toutes des Noirs africains, la plupart sans papiers. Quatorze d’entre eux ont été blessés, selon les rapports de la police de Tanger. Un Sénégalais a par ailleurs été retrouvé égorgé à proximité des lieux de l’attaque. Sur une vidéo amateur publiée sur Facebook, on le voit allongé par terre sans vie, dans une flaque de sang.


Une vidéo diffusée sur Facebook montre le ressortissant sénégalais sans vie baignant dans une flaque de sang. Photo Yassine Lachiri pour Tanja24.com

La vidéo est disponible ici mais attention, les images peuvent choquer.

"Ils ont brûlé mon argent et mes affaires : je n’ai plus rien et j’ai peur de retourner à Boukhalef"

Daouda (pseudonyme) est un Ivoirien sans-papiers, qui cherche à partir en Espagne. Il a été blessé à la tête lors de l’attaque de vendredi soir. En convalescence à l’hôpital Mohamed V de Tanger, il a accepté de témoigner.

Nous étions dans le quartier Boukhalef avec des amis, lorsqu’on a vu des Noirs courir en notre direction et dire "Barrez vous, les Arabes arrivent !". Au loin, on a aperçu des gens avec des djellabas. Certains avaient le visage caché. Ils jetaient des cailloux, mais d’autres étaient armés de machettes et de couteaux. J’ai voulu m’enfuir, mais j’ai reçu une pierre sur la tête et je me suis évanoui. Quand je me suis réveillé, j’étais à l’hôpital. J’ai une grosse entaille sur la tête et j’ai été lacéré dans le dos.

J’ai fui la Côte d’Ivoire il y a quatre ans, et ça fait trois mois que je suis à Tanger. Des amis m’avaient proposé de venir habiter à Boukhalef avec eux. Je n’ai pas eu d’alternative : ailleurs, c’était soit trop cher, soit les locataires noirs n’étaient pas les bienvenus.

Hier, mes amis m’ont appelé pour me dire que les assaillants étaient entrés chez nous et avaient tout saccagé. Je n’avais pas grand-chose : juste quelques vêtements, des photos et un peu d’argent gagné en faisant des petits boulots de maçon. Tout est parti en fumée. J’ai peur d’y retourner, car je sais que ça va recommencer et que la prochaine fois, ils ne me rateront pas.




Des Noirs africains de Tanger se dirigent vers le centre-ville pour se rendre au siège du conseil régional des droits de l’homme de Tanger. Vidéo Babacar N’diaye.

"Les assaillants accusent les Noirs d’être des squatteurs, des alcooliques"

Konaté (pseudonyme) travaille pour l’association espagnole Caminando Fronteras, qui fournit une aide humanitaire aux migrants à Tanger. Il prenait un thé dans le quartier quand les violences ont éclaté.

On m’a dit qu’il fallait que je parte car j’étais noir. Pourtant, j’ai un travail, j’ai mes papiers. Mais ces soirées-là, où ça chauffe, il n’y a aucune distinction. Ce ne sont rien d’autre que des scènes de justice populaire : les assaillants accusent les Noirs d’être des squatteurs, des alcooliques, à l’origine de problèmes d’insécurité dans le quartier [RFI évoque des expéditions commanditées par des promoteurs immobiliers pour pousser au départ les migrants squatteurs NDLR]. Comme ils estiment que les autorités ne prennent pas suffisamment le problème au sérieux, ils ont décidé de les chasser eux-mêmes. Ils font l’amalgame entre "Noir-sans-papier-insécurité", alors qu’il y a beaucoup d’habitants en situation régulière à Boukhalef, qui payent leur loyer.

Ce sont des groupes organisés avec un chef qui donne des ordres. Ils sortent le plus souvent le vendredi, après la prière du soir, et visent à la tête, ce qui laisse penser qu’ils veulent blesser mortellement. Ils entonnent des chants racistes en arabe tels que "on ne veut plus voir ces singes ici "ou "c’est notre guerre sainte ! ".
Le plus grave, c’est que cela se passe souvent sous l’œil des policiers qui n’interviennent pas. Vendredi, le Sénégalais a été tué à quelques mètres du commissariat de Boukhalef. Des personnes dont on a détruit les appartements ou qui ont été blessées ont attendu des heures pour déposer plainte. Tout est fait pour dissuader les Noirs africains de rester ici.

Notre Observateur Konaté transmet des médicaments à deux résidents de Boukhalef, un Ivoirien et un Sénégalais, actuellement soignés à l’hôpital Mohamed V. Ici des photos des blessés prises à l'hopital.

En réaction à ces attaques, une centaine de Noirs africains ont défilé dans les rues de Tanger pour dénoncer les violences dont ils sont régulièrement victimes, avant d’être dispersés par la police. Ces épisodes haineux se sont multipliés ces six derniers mois. Il y a quinze jours, dans le même quartier, quatre personnes avaient été blessées à l’arme blanche dans une attaque similaire.

Lundi, une présence policière renforcée était visible dans les rues du quartier Boukhalef. Le parquet de Tanger a annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie et affirme avoir arrêté plusieurs personnes dans les deux camps, accusées d’être impliquées dans les violences de vendredi. Contacté par France 24 pour s’exprimer sur le sujet, le conseil régional des droits de l’Homme pour Tanger, organisme étatique du ministère des Affaires étrangères, n’était pas disponible ce lundi.

La région de Tanger compterait plus d’un millier de migrants subsahariens, dont environ 800 dans le quartier Boukhalef, en attente de passer en Espagne. D’après les chiffres officiels, le Maroc compterait 30 000 sans-papiers sur son territoire.


Cet article a été rédigé en collaboration avec Alexandre Capron (@alexcapron), journaliste pour les Observateurs de France 24.

 
Comment la gauche au pouvoir a durci son discours sur l’immigration PDF Imprimer Envoyer
Actualités
Jeudi, 11 Septembre 2014 22:14

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

Le gouvernement Valls va-t-il signer l’arrêt de mort d’« une gauche de posture, qui manque de maturité et qui ne raisonne pas en termes d’efficacité » sur les questions d’immigration, comme l’a souhaité récemment le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve ? Sémantiquement, en tout cas, les derniers discours du gouvernement semblent témoigner de la mue accomplie par le Parti socialiste sur les thématiques d'immigration depuis les années 1980.

1981 : le combat pour les immigrés

Le programme présidentiel de François Mitterrand en 1981 s’intéresse essentiellement aux immigrés sous l’angle des « nouveaux droits » qui leur sont promis : droit de vote des étrangers, suppression des discriminations ou droit d’association pour les travailleurs immigrés. L’époque est à l’éloge du multiculturalisme et la valorisation de la diversité, au service d’un « droit à la différence » qui rompt avec l’assimilation républicaine classique. Ces idées traduisent surtout une rupture avec les tentatives (ratées) du gouvernement Barre de renvoyer chez eux les travailleurs algériens.

Les premières mesures socialistes au pouvoir découlent de cette vision : il est procédé à des régularisations massives d’étrangers en situation irrégulière (130 000 personnes) et à un assouplissement des conditions de séjour des immigrés.

Second septennat Mitterrand : le « tournant réaliste »

La montée du Front national et la cohabitation (1986-1988) infléchissent le discours des socialistes. Le PS considère que « la gauche ne peut pas borner son message à des leçons de morale », mais conserve une position intermédiaire sur l’intégration des immigrés, qui ne doit pas être une « négation des cultures d’origine ». « Les cultures de l’immigration sont des cultures d’apport qui enrichissent en le modifiant notre propre patrimoine », estimait le Parti dans un texte en vue de la convention national de 1988.

Michel Rocard, le nouveau locataire de Matignon, confirme que l’heure n’est plus aux régularisations massives avec sa fameuse citation : « Je pense que nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde, que la France doit rester ce qu’elle est : une terre d’asile politique. » Quelques jours plus tard, François Mitterrand lui-même lâche qu’un « seuil de tolérance a été franchi dans les années 1970 » en matière d’immigration, après avoir renoncé à faire voter le droit de vote des étrangers.

Au début des années 1990, alors que l’immigration fait désormais figure d’enjeu électoral majeur, la droite amorce son procès en angélisme de la gauche française par la voix de Jacques Chirac :

« Il faut que ceux qui nous gouvernent prennent conscience qu'il y a un problème de l'immigration, et que si on ne le traite pas­ [...] les choses empireront au profit de ceux qui sont les plus extrémistes. »

La nouvelle première ministre socialiste, Edith Cresson, durcit de son côté son discours. Le train de mesure annoncées pour la « maîtrise de l’immigration » se complète d’une tirade de fermeté sur les expulsions par charters des clandestins.

Années Jospin : l’aller-retour

La fin de l’ère Mitterrand marque une courte inflexion. En 1995 puis en 1997, Lionel Jospin fait campagne sur l’abrogation des lois Pasqua et Debré, qui ont durci les conditions d’entrée et de séjour des immigrés, au profit d’« une législation respectueuse du droit des gens ». Arrivé à Matignon après la dissolution de 1997, il régularise près de 80 000 sans-papiers.

Mais rapidement, un nouveau tournant intervient. Le gouvernement de gauche plurielle renonce à l’abrogation, et le ministre de l’intérieur, Jean-Pierre Chevènement, n’hésite pas à tancer à gauche « les tenants des papiers pour tous », qui « auraient tôt fait de ruiner les acquis sociaux de notre pays, tout en poussant les couches populaires vers l'extrême droite ». Il conçoit alors un système de régularisation « au cas par cas », permettant de légaliser la situation des immigrés « au fil de l’eau » plutôt que par de grandes vagues au coût politique trop élevé pour la gauche, comme le raconte Slate.fr.

Années 2000 : la normalisation

Alors qu’au ministère de l’intérieur puis à l’Elysée, Nicolas Sarkozy fait d’un discours ferme sur l’immigration, sa marque de fabrique (tout en maintenant le rythme « naturel » des régularisations, entre 20 000 et 30 000 par an), le PS se fait plus discret. En 2009, la première secrétaire, Martine Aubry, réclame bien une « régularisation large » des immigrés clandestins, mais sa voix est loin de représenter la ligne indiscutable au sein du parti, encore traumatisé par l’échec du 21 avril 2002.

Ni Ségolène Royal en 2007, ni François Hollande en 2012 ne proposent de procéder à de grandes régularisations à l’image de 1981 et 1997. Sans nier les bénéfices de l’immigration, ils tentent de se placer dans le camp du « réalisme » en proposant des réformes des critères de régularisation et des méthodes plus « humaines », sans grands bouleversements.

Patrick Weil, l’éminence grise du système Chevènement, semble donc être parvenu à ses fins : « Sortir les questions d'immigration de l'extrême politisation de ces vingt dernières années. »

Depuis 2012 : l’aggiornamento assumé ?

L’arrivée de François Hollande à l’Elysée ne fera que confirmer cette tendance. « Etre de gauche, ce n’est pas régulariser tous les sans-papiers », affirme d’emblée Manuel Valls, alors ministre de l'intérieur. Comme pour boucler la boucle avec Michel Rocard, il lâche dans une interview que « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde et de l’Europe ».

Quand une certaine gauche critique la politique du gouvernement, son successeur, Bernard Cazeneuve, dénonce le « manque de maturité » d’une « gauche de posture » qui raisonne avec des « grands principes » plutôt qu’« en termes d’efficacité ».

Lire : Immigration : Valls a-t-il conduit une politique de fermeté ?

Manuel Valls franchit toutefois une étape le 14 mars 2013, en déclarant que « les Roms ont vocation à rester en Roumanie ou à y retourner », brisant le consensus de la gauche sur l’intégration des immigrés.

Le 31 août, à La Rochelle, celui qui est désormais premier ministre pousse plus loin l’aggiornamento socialiste : « Ayons le courage de dire que trente ans de politiques d'intégration, destinées à des populations choisies pour leurs origines, ont fait fausse route. Moi, je ne connais que les politiques de citoyenneté. » Une manière d’insister sur les principes républicains et la laïcité dans une époque marquée par « la montée des identités, des communautarismes ».

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Paris 14h30 place de la République: Manifestation de colère devant l' ambassade de la Côte d' Ivoire ce vendredi 12 septembre 2014 PDF Imprimer Envoyer
Manifestations
Jeudi, 11 Septembre 2014 21:48

Manifestation de colère devant l' ambassade de la Côte d' Ivoire ce vendredi 12 septembre 2014 suite à la situation désastreuse au Maroc concernant les récentes violences très graves envers les sans papiers. Violences qui ont entraînées la mort de certains migrants sans papiers, il faut que cela cesse rapidement et que les coupables soient jugés et condamnés comme il se doit.

Rendez-vous à 14h30 place la République à Paris pour le départ, pour plus d' informations allez sur le lien ci-dessous.


Merci de transférer cette information sur vos listes svp.


La Coordination 75  des Sans-papiers  CSP75

Le porte-parole : Sissoko Anzoumane  tel : 06 51 70 74 92

Paris le 11 septembre 2014


Appel de la CSP 75 Coordination 75 des Sans Papiers à manifester devant l'ambassade du Maroc à Paris ce jour à 14h30.

 
Appel de la CSP 75 Coordination 75 des Sans Papiers à manifester devant l'ambassade du Maroc à Paris ce jour à 14h30. PDF Imprimer Envoyer
Manifestations
Vendredi, 05 Septembre 2014 11:18

Ce vendredi 5 septembre 2014, rendez-vous place de la République à Paris à 14h30, puis en métro jusqu’à Trocadéro, et marche jusqu’au l’ambassade du Maroc, 5 rue Le Tasse, Paris 75016.

La CSP 75 appelle tous les collectifs de Sans-papier et Migrants, tous les citoyens et toutes les citoyennes, les associations, les syndicats, les partis politiques à venir manifester le plus nombreux possible leur révolte, leur indignation face aux violences xénophobes  qui viennent d’exploser à Tanger de manière sanglante et qui, pour nous, représentent manifestement les dégâts collatéraux  de la  politique d’immigration hyperviolente menée depuis tant d’années par les Etats européens avec la coopération des  pays riverains du Sud de la Méditerranée .

Le 29 août, à Tanger, dans le quartier de Bouikhalef, des attaques sauvages à l’arme blanche ont frappé des sans-papiers Noirs subsahariens, candidats à l’immigration en Europe. Quatorze d’entre eux ont été blessés. L’un d’entre eux, Sénégalais, a été retrouvé égorgé. Les incidents auraient éclaté vers 18h, vendredi après-midi, lorsqu’une cinquantaine de Marocains se sont attaqués d’abord à des femmes subsahariennes venues assister à un festival africain. Selon des témoignages rapportés par France 24,  l’agression s’est alors développée dans tout le quartier par des chasses aux Noirs accusés « d’être des squatteurs, des alcooliques à l’origine des problèmes d’insécurité », alors même qu’il y a dans le quartier beaucoup d’habitants en situation régulière qui payent leur loyer. Des groupes organisés, obéissant à un meneur, visant la tête de leurs victimes, bien décidés à les blesser mortellement, ont  pu exercer leur sauvagerie sans que les policiers présents n’interviennent. Pire, on apprend tout récemment qu’un nombre important de témoins subsahariens de ce massacre en règle ont été expulsés en quatr!ème vitesse, afin d’éviter récits et témoignages.

Afin de dénoncer ces violences, une manifestation d’une centaine de Noirs subsahariens a fini par être dispersée par la police. Lundi, la présence policière était renforcée dans les rues de Boukhalef. Le parquet de Tanger affirme avoir arrêté plusieurs personnes « dans les deux camps, accusées d’être impliquées sans les violences de vendredi ».  Quant au « Conseil régional des droits de l’homme pour Tanger, organisme étatique du ministère des Affaires étrangères », il restait muet ce lundi, toujours selon France 24.

Le Maroc compte trente mille Sans-papiers sur son territoire. Un millier de subsahariens à Tanger, en attente de passer en Espagne. Ce n’est pas la première fois que de telles violences racistes y ont été commises. De nombreux témoignages en attestent depuis plusieurs années, au point que l’on est en droit de penser, devant leur persistance et maintenant leur aggravation, qu’elles sont non seulement tolérées mais aussi encouragées par les autorités pour installer l’intimidation et la peur, et ainsi  provoquer le renoncement des candidats subsahariens à l’immigration à transiter par le Maroc ou a y résider. Certes, la responsabilité de l’Europe est écrasante dans la mise en oeuvre de cette politique mortifère visant l’immigration. Il suffit de suivre la comptabilité des naufrages et noyades des migrant-e-s en Méditerranée qui passent désormais comme le risque normal à courir. Hélas le Maroc fait visiblement partie des pays qui s’en rendent complices en acceptant de sous-traiter le barrage répressif que l’Europe a demandé de dresser aux pays riverains du Sud de la Méditerranée contre les migrant-e-s, et en premier lieu les subsahariens.

Aucune excuse à ce déferlement de haine de la population marocaine contre ces migrant-e-s, aucune excuse à ces « ratonnades » intolérables et à ce crime sanglant et raciste !  Nous exigeons que tout soit fait par la justice marocaine pour que les coupables de ces violences de Tanger soient retrouvés, jugés et punis. Nous exigeons que le gouvernement marocain prenne toutes les mesures pour que l’accueil et le transit des migrant-e-s sur son territoire se déroulent en toute sécurité et selon les principes fondamentaux des droits de l’homme. En réalité, rien ne sera vraiment résolu tant que ne sera pas appliqué le principe fondamental de la liberté de circulation et d’installation pour lequel nous luttons et au nom duquel nous apportons aujourd’hui notre soutien aux Sans-papiers et migrant-e-s subsahariens au Maroc , victimes des politiques xénophobes et racistes, ainsi que  de la misère produite par la mondialisation capitaliste.

La Coordination parisienne des Sans-papiers(CSP75)

Le porte-parole : Sissoko Anzoumane (tel : 06 51 70 74 92

Paris le 5 septembre 2014

 
Appel à la manifestation au CRA de Vincennes 94 vendredi 29 août contre les violences policiéres et en soutien à notre frére SP Abdelhak Goradia décédé lors de sa déportation, et aussi en soutien aux sans papiers prisonniers grévistes de la faim du CRA PDF Imprimer Envoyer
grève de la faim
Jeudi, 28 Août 2014 17:45

http://paris.demosphere.eu/rv/34733

APPEL DE LA COORDINATION PARISIENNE DES SANS-PAPIERS ( CSP 75/CISPM ) A MANIFESTER DEVANT LE CENTRE DE RETENTION ADMINISTRATIVE DE VINCENNES ( CRA ).

Ce vendredi 29 août 2014, rendez-vous place de la République à Paris à 14h, puis en métro et RER jusqu’à Joinville le Pont, et marche jusqu’au CRA.

La CSP 75 appelle tous les collectifs de Sans-papier et Migrants, l’Union nationale des Sans-papiers, tous les citoyens et toutes les citoyennes, les associations, les syndicats, les partis politiques à venir manifester le plus nombreux possible leur révolte, leur indignation et leur refus radical  de la  politique d’immigration hyperviolente menée en France et en Europe par l’Etat Français de gouverne-ment socialiste, et sa police, et cela depuis tant d’années sans interruption.

Il est de notre devoir de dénoncer le plus fortement possible ce qui vient d’arriver, le jeudi 24 août 2014, à Abdelhak Goradia, algérien, 51 ans décédé  alors qu’il était conduit par la police du CRA de Vincennes à l’aéroport de Roissy pour être expulsé vers l’Algérie. Il avait réussi à échapper une première fois à son expulsion le 16 août dernier, le commandant de bord ayant refusé de l’embarquer, parce qu’il était complètement ligoté, les jambes scotchées, et les mains menottées dans le dos.

Le 24 août, selon la version de la police, c’est dans le fourgon en arrivant à l’aéroport qu’il aurait eu une « crise cardiaque ». Les policiers ont invoqué une « mort naturelle ». L’autopsie a révélé qu’il était mort par asphyxie. On sait en effet qu’après un premier refus d’embarquement, les expulseurs de l’UNESI et les policiers de la COTEP « préparent » professionnellement leur victime : menottes dans le dos, jambes entravées, cagoule et casque sur la tête, étranglement pour l’empêcher de crier selon des techniques précises. Des membres de la famille de M. Goradia ont constaté à l’institut médico-légal que son visage était marqué de plusieurs ecchymoses. Une information judiciaire pour « homicide involontaire contre X …» a été ouverte.

  • Ce n’est pas la première fois qu’une personne sans-papiers décède lors de son expulsion.
  • Ce n’est pas la première fois qu’une personne meurt dans un fourgon de police.

Il faut que cela cesse ! Il faut que l’enquête fasse toute la lumière sur la mort d’Abdelhak Goradia ! Il faut que justice soit faite !

Pour leur part, les retenus (prisoniers) du bâtiment 1 du CRA de Vincennes se sont mis en grève de la faim dès qu’ils ont appris la mort de leur camarade. Ils ont rédigé un communiqué dans lequel ils demandent «  que des journalistes puissent venir voir les conditions de vie dans le centre », « que les auteurs des violences envers M.Goradia soient punis, car ils l’ont tabassé à mort », «  que la durée de rétention soit réduite à 20 jours, car il y a trop de violences…45 jours ça ne sert à rien », «  que la nourriture soit améliorée, on mange très mal alors qu’on n’a pas demandé à être ici », « qu’ une partie de la police soit moins agressive… », « on ne négociera pas, on continuera la grève de la faim tant que nos revendications ne seront pas satisfaites. »

Pour notre part, nous réclamons, et cela depuis bien longtemps, l’arrêt des expulsions, la fermeture des CRA, la régularisation de tous les Sans-papiers, la liberté de circulation et d’installation. Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur la mort d’Abdelhak Goradia.  Nous exprimons toute notre solidarité et apportons tout notre soutien aux grévistes de la faim du CRA de Vincennes, non seulement dans leurs revendications, mais aussi pour l’avenir de leur condition. Car,  nous tous et toutes, Sans-papiers, migrants et précaires de tous pays, nous sommes sur le même radeau à subir la tempête de l’exploitation économique, les foudres du racisme, les violences de la domination de classe.

Tous ensemble, aujourd’hui pour Abdelhak Goradia et avec les retenus du CRA de Vincennes, demain avec tous les Sans-papiers, migrants, demandeurs d’asile et précaires, crions notre révolte et exigeons justice pour tous !

 

La Coordination parisienne des Sans-papiers (CSP 75/CISPM)

Le porte-parole : Sissoko Anzoumane. (tel : 06 51 70 74 92 )

Paris le 28 Août 2014

 
Occupation en cours du sous-marin de guerre Français l'Argonaute par la CSP75 PDF Imprimer Envoyer
Action politique
Jeudi, 21 Août 2014 08:46
À 12h22 ce jour, fin de l'occupation du sous-marin de guerre l'Argonaute à Paris.
Un compte rendu détaillé sera mis en ligne dès que possible par la CSP75.
Merci à tous les compagnons qui ont contribué et soutenu cette action.

Merci de votre attention et de votre bienveillance.
Coordination 75 des sans-papiers (CSP75)
Sissoko Anzoumane 06 51 70 74 92
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Pourquoi l’occupation symbolique et Pacifique de l'argonaute par des sans-papiers travaillant en France depuis plusieurs années ?

Un sous-marin, c’est un navire de guerre destiné à naviguer caché sous l’eau. L'Argonaute, en particulier, en est sorti pour prendre sa retraite après bien des années de bons et loyaux services, pour faire peau neuve sur le « plancher des vaches », comme dirait un bon marin.

C’est dire combien la trajectoire de vie de ce sous-marin est tout un symbole pour un sans-papiers ; combien elle est à la fois semblable et dis-semblable à ce qu’il endure tous les jours de sa vie.

Un tel homme ou une telle femme furent, en naissant, faits pour vivre sur la terre à l’air libre, comme n’importe quel homme et quelle femme.

Mais ils étouffent noyés sous des mètres et des tonnes d’eau ! Et c’est pourquoi notre souhait de vie (d’un sort pacifique et normal, en plein air et en plein jour, qui nous semble non moins légitime et naturel que celui d’un sous-marin désaffecté), c’est de faire surface de même, de lever nos têtes hors de l’eau et de faire peau neuve, de prendre pied sur la terre ferme, avec des papiers.

L'Argonaute est devenu un haut lieu de pub permanente de la marine nationale. Et qui dit Marine, dit aussi Méditerranée, en Europe et en France. Cela aussi est un symbole marqué au coin de l’histoire et de l’actualité de son humanité terrienne, pour un sans-papiers.

Cette mer, beaucoup d’entre nous l’ont traversée, beaucoup ont péri en mer en tentant de la traverser. Mais jusque-là jamais ce passage n’avait été vorace de vie humaines comme depuis un an.

Tous les jours il y a quantité de morts noyés dans les eaux de la Méditerranée : jeunes hommes, jeunes femmes, enfants. On les compte désormais par dizaines de milliers !

Ici, en ce lieu, devant ce symbole guerrier de la marine française, nous lançons un message de paix et un appel à l’aide. Assez duré, la guerre aux sans-papiers ! Aidez nos frères et nos sœurs, s’il vous plaît !

L’Europe et la France en ont les moyens. En abattant les murs et les interdits dressés par l'Europe forteresse contre le Sud du monde, en intervenant en Méditerranée pour sauver, accueillir et régulariser le peuple des sans-papiers qui viennent de l’autre rive, en les traitant comme des êtres humains, elles peuvent mettre fin, après ceux de l'esclavage et du colonialisme, à ce nouveau crime civilisé contre l’humanité : à cette extermination de masse des pauvres venant d’Afrique, à cette tuerie des plus pauvres parmi les pauvres, qui, prévisible et prévue, redouble chaque jour de sauvagerie et de férocité sous nos yeux. Et dont il est bon de ne pas parler.

Paris, le 21 août 2014

Coordination 75 des sans-papiers (CSP75) 

La Coordination 75 des sans-papiers (CSP75) occupe à l'instant même, soit 10H45 du matin ce jeudi 21 août 2014 le sous-marin de guerre Français l'Argonaute se situant au parc de la Villette  26 avenue Corentin Cariou Paris 75019 .
La CSP75 appelle toutes les personnes de bonne volonté - simple citoyens, organisations politiques, syndicales, associatives - à venir la rejoindre rapidement pour soutenir cette occupation légitime.

Lieu d'occupation du sous-marin:
- Métro Corentin Cariou ligne 7
- Métro porte de la Villette ligne 7
- Métro porte de Pantin ligne 5.

Merci de votre attention et de votre bienveillance.

Coordination 75 des sans-papiers (CSP75)
Sissoko Anzoumane 06 51 70 74 92

http://paris.demosphere.eu/rv/34660

http://fr.wikipedia.org/wiki/Argonaute_%28S636%29

Image illustrative de l'article Argonaute (S636)
L'Argonaute (Cité de La Villette)

 
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