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Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers
Comment la gauche au pouvoir a durci son discours sur l’immigration PDF Imprimer Envoyer
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Jeudi, 11 Septembre 2014 22:14

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

Le gouvernement Valls va-t-il signer l’arrêt de mort d’« une gauche de posture, qui manque de maturité et qui ne raisonne pas en termes d’efficacité » sur les questions d’immigration, comme l’a souhaité récemment le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve ? Sémantiquement, en tout cas, les derniers discours du gouvernement semblent témoigner de la mue accomplie par le Parti socialiste sur les thématiques d'immigration depuis les années 1980.

1981 : le combat pour les immigrés

Le programme présidentiel de François Mitterrand en 1981 s’intéresse essentiellement aux immigrés sous l’angle des « nouveaux droits » qui leur sont promis : droit de vote des étrangers, suppression des discriminations ou droit d’association pour les travailleurs immigrés. L’époque est à l’éloge du multiculturalisme et la valorisation de la diversité, au service d’un « droit à la différence » qui rompt avec l’assimilation républicaine classique. Ces idées traduisent surtout une rupture avec les tentatives (ratées) du gouvernement Barre de renvoyer chez eux les travailleurs algériens.

Les premières mesures socialistes au pouvoir découlent de cette vision : il est procédé à des régularisations massives d’étrangers en situation irrégulière (130 000 personnes) et à un assouplissement des conditions de séjour des immigrés.

Second septennat Mitterrand : le « tournant réaliste »

La montée du Front national et la cohabitation (1986-1988) infléchissent le discours des socialistes. Le PS considère que « la gauche ne peut pas borner son message à des leçons de morale », mais conserve une position intermédiaire sur l’intégration des immigrés, qui ne doit pas être une « négation des cultures d’origine ». « Les cultures de l’immigration sont des cultures d’apport qui enrichissent en le modifiant notre propre patrimoine », estimait le Parti dans un texte en vue de la convention national de 1988.

Michel Rocard, le nouveau locataire de Matignon, confirme que l’heure n’est plus aux régularisations massives avec sa fameuse citation : « Je pense que nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde, que la France doit rester ce qu’elle est : une terre d’asile politique. » Quelques jours plus tard, François Mitterrand lui-même lâche qu’un « seuil de tolérance a été franchi dans les années 1970 » en matière d’immigration, après avoir renoncé à faire voter le droit de vote des étrangers.

Au début des années 1990, alors que l’immigration fait désormais figure d’enjeu électoral majeur, la droite amorce son procès en angélisme de la gauche française par la voix de Jacques Chirac :

« Il faut que ceux qui nous gouvernent prennent conscience qu'il y a un problème de l'immigration, et que si on ne le traite pas­ [...] les choses empireront au profit de ceux qui sont les plus extrémistes. »

La nouvelle première ministre socialiste, Edith Cresson, durcit de son côté son discours. Le train de mesure annoncées pour la « maîtrise de l’immigration » se complète d’une tirade de fermeté sur les expulsions par charters des clandestins.

Années Jospin : l’aller-retour

La fin de l’ère Mitterrand marque une courte inflexion. En 1995 puis en 1997, Lionel Jospin fait campagne sur l’abrogation des lois Pasqua et Debré, qui ont durci les conditions d’entrée et de séjour des immigrés, au profit d’« une législation respectueuse du droit des gens ». Arrivé à Matignon après la dissolution de 1997, il régularise près de 80 000 sans-papiers.

Mais rapidement, un nouveau tournant intervient. Le gouvernement de gauche plurielle renonce à l’abrogation, et le ministre de l’intérieur, Jean-Pierre Chevènement, n’hésite pas à tancer à gauche « les tenants des papiers pour tous », qui « auraient tôt fait de ruiner les acquis sociaux de notre pays, tout en poussant les couches populaires vers l'extrême droite ». Il conçoit alors un système de régularisation « au cas par cas », permettant de légaliser la situation des immigrés « au fil de l’eau » plutôt que par de grandes vagues au coût politique trop élevé pour la gauche, comme le raconte Slate.fr.

Années 2000 : la normalisation

Alors qu’au ministère de l’intérieur puis à l’Elysée, Nicolas Sarkozy fait d’un discours ferme sur l’immigration, sa marque de fabrique (tout en maintenant le rythme « naturel » des régularisations, entre 20 000 et 30 000 par an), le PS se fait plus discret. En 2009, la première secrétaire, Martine Aubry, réclame bien une « régularisation large » des immigrés clandestins, mais sa voix est loin de représenter la ligne indiscutable au sein du parti, encore traumatisé par l’échec du 21 avril 2002.

Ni Ségolène Royal en 2007, ni François Hollande en 2012 ne proposent de procéder à de grandes régularisations à l’image de 1981 et 1997. Sans nier les bénéfices de l’immigration, ils tentent de se placer dans le camp du « réalisme » en proposant des réformes des critères de régularisation et des méthodes plus « humaines », sans grands bouleversements.

Patrick Weil, l’éminence grise du système Chevènement, semble donc être parvenu à ses fins : « Sortir les questions d'immigration de l'extrême politisation de ces vingt dernières années. »

Depuis 2012 : l’aggiornamento assumé ?

L’arrivée de François Hollande à l’Elysée ne fera que confirmer cette tendance. « Etre de gauche, ce n’est pas régulariser tous les sans-papiers », affirme d’emblée Manuel Valls, alors ministre de l'intérieur. Comme pour boucler la boucle avec Michel Rocard, il lâche dans une interview que « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde et de l’Europe ».

Quand une certaine gauche critique la politique du gouvernement, son successeur, Bernard Cazeneuve, dénonce le « manque de maturité » d’une « gauche de posture » qui raisonne avec des « grands principes » plutôt qu’« en termes d’efficacité ».

Lire : Immigration : Valls a-t-il conduit une politique de fermeté ?

Manuel Valls franchit toutefois une étape le 14 mars 2013, en déclarant que « les Roms ont vocation à rester en Roumanie ou à y retourner », brisant le consensus de la gauche sur l’intégration des immigrés.

Le 31 août, à La Rochelle, celui qui est désormais premier ministre pousse plus loin l’aggiornamento socialiste : « Ayons le courage de dire que trente ans de politiques d'intégration, destinées à des populations choisies pour leurs origines, ont fait fausse route. Moi, je ne connais que les politiques de citoyenneté. » Une manière d’insister sur les principes républicains et la laïcité dans une époque marquée par « la montée des identités, des communautarismes ».

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Paris 14h30 place de la République: Manifestation de colère devant l' ambassade de la Côte d' Ivoire ce vendredi 12 septembre 2014 PDF Imprimer Envoyer
Manifestations
Jeudi, 11 Septembre 2014 21:48

Manifestation de colère devant l' ambassade de la Côte d' Ivoire ce vendredi 12 septembre 2014 suite à la situation désastreuse au Maroc concernant les récentes violences très graves envers les sans papiers. Violences qui ont entraînées la mort de certains migrants sans papiers, il faut que cela cesse rapidement et que les coupables soient jugés et condamnés comme il se doit.

Rendez-vous à 14h30 place la République à Paris pour le départ, pour plus d' informations allez sur le lien ci-dessous.


Merci de transférer cette information sur vos listes svp.


La Coordination 75  des Sans-papiers  CSP75

Le porte-parole : Sissoko Anzoumane  tel : 06 51 70 74 92

Paris le 11 septembre 2014


Appel de la CSP 75 Coordination 75 des Sans Papiers à manifester devant l'ambassade du Maroc à Paris ce jour à 14h30.

 
Appel de la CSP 75 Coordination 75 des Sans Papiers à manifester devant l'ambassade du Maroc à Paris ce jour à 14h30. PDF Imprimer Envoyer
Manifestations
Vendredi, 05 Septembre 2014 11:18

Ce vendredi 5 septembre 2014, rendez-vous place de la République à Paris à 14h30, puis en métro jusqu’à Trocadéro, et marche jusqu’au l’ambassade du Maroc, 5 rue Le Tasse, Paris 75016.

La CSP 75 appelle tous les collectifs de Sans-papier et Migrants, tous les citoyens et toutes les citoyennes, les associations, les syndicats, les partis politiques à venir manifester le plus nombreux possible leur révolte, leur indignation face aux violences xénophobes  qui viennent d’exploser à Tanger de manière sanglante et qui, pour nous, représentent manifestement les dégâts collatéraux  de la  politique d’immigration hyperviolente menée depuis tant d’années par les Etats européens avec la coopération des  pays riverains du Sud de la Méditerranée .

Le 29 août, à Tanger, dans le quartier de Bouikhalef, des attaques sauvages à l’arme blanche ont frappé des sans-papiers Noirs subsahariens, candidats à l’immigration en Europe. Quatorze d’entre eux ont été blessés. L’un d’entre eux, Sénégalais, a été retrouvé égorgé. Les incidents auraient éclaté vers 18h, vendredi après-midi, lorsqu’une cinquantaine de Marocains se sont attaqués d’abord à des femmes subsahariennes venues assister à un festival africain. Selon des témoignages rapportés par France 24,  l’agression s’est alors développée dans tout le quartier par des chasses aux Noirs accusés « d’être des squatteurs, des alcooliques à l’origine des problèmes d’insécurité », alors même qu’il y a dans le quartier beaucoup d’habitants en situation régulière qui payent leur loyer. Des groupes organisés, obéissant à un meneur, visant la tête de leurs victimes, bien décidés à les blesser mortellement, ont  pu exercer leur sauvagerie sans que les policiers présents n’interviennent. Pire, on apprend tout récemment qu’un nombre important de témoins subsahariens de ce massacre en règle ont été expulsés en quatr!ème vitesse, afin d’éviter récits et témoignages.

Afin de dénoncer ces violences, une manifestation d’une centaine de Noirs subsahariens a fini par être dispersée par la police. Lundi, la présence policière était renforcée dans les rues de Boukhalef. Le parquet de Tanger affirme avoir arrêté plusieurs personnes « dans les deux camps, accusées d’être impliquées sans les violences de vendredi ».  Quant au « Conseil régional des droits de l’homme pour Tanger, organisme étatique du ministère des Affaires étrangères », il restait muet ce lundi, toujours selon France 24.

Le Maroc compte trente mille Sans-papiers sur son territoire. Un millier de subsahariens à Tanger, en attente de passer en Espagne. Ce n’est pas la première fois que de telles violences racistes y ont été commises. De nombreux témoignages en attestent depuis plusieurs années, au point que l’on est en droit de penser, devant leur persistance et maintenant leur aggravation, qu’elles sont non seulement tolérées mais aussi encouragées par les autorités pour installer l’intimidation et la peur, et ainsi  provoquer le renoncement des candidats subsahariens à l’immigration à transiter par le Maroc ou a y résider. Certes, la responsabilité de l’Europe est écrasante dans la mise en oeuvre de cette politique mortifère visant l’immigration. Il suffit de suivre la comptabilité des naufrages et noyades des migrant-e-s en Méditerranée qui passent désormais comme le risque normal à courir. Hélas le Maroc fait visiblement partie des pays qui s’en rendent complices en acceptant de sous-traiter le barrage répressif que l’Europe a demandé de dresser aux pays riverains du Sud de la Méditerranée contre les migrant-e-s, et en premier lieu les subsahariens.

Aucune excuse à ce déferlement de haine de la population marocaine contre ces migrant-e-s, aucune excuse à ces « ratonnades » intolérables et à ce crime sanglant et raciste !  Nous exigeons que tout soit fait par la justice marocaine pour que les coupables de ces violences de Tanger soient retrouvés, jugés et punis. Nous exigeons que le gouvernement marocain prenne toutes les mesures pour que l’accueil et le transit des migrant-e-s sur son territoire se déroulent en toute sécurité et selon les principes fondamentaux des droits de l’homme. En réalité, rien ne sera vraiment résolu tant que ne sera pas appliqué le principe fondamental de la liberté de circulation et d’installation pour lequel nous luttons et au nom duquel nous apportons aujourd’hui notre soutien aux Sans-papiers et migrant-e-s subsahariens au Maroc , victimes des politiques xénophobes et racistes, ainsi que  de la misère produite par la mondialisation capitaliste.

La Coordination parisienne des Sans-papiers(CSP75)

Le porte-parole : Sissoko Anzoumane (tel : 06 51 70 74 92

Paris le 5 septembre 2014

 
Appel à la manifestation au CRA de Vincennes 94 vendredi 29 août contre les violences policiéres et en soutien à notre frére SP Abdelhak Goradia décédé lors de sa déportation, et aussi en soutien aux sans papiers prisonniers grévistes de la faim du CRA PDF Imprimer Envoyer
grève de la faim
Jeudi, 28 Août 2014 17:45

http://paris.demosphere.eu/rv/34733

APPEL DE LA COORDINATION PARISIENNE DES SANS-PAPIERS ( CSP 75/CISPM ) A MANIFESTER DEVANT LE CENTRE DE RETENTION ADMINISTRATIVE DE VINCENNES ( CRA ).

Ce vendredi 29 août 2014, rendez-vous place de la République à Paris à 14h, puis en métro et RER jusqu’à Joinville le Pont, et marche jusqu’au CRA.

La CSP 75 appelle tous les collectifs de Sans-papier et Migrants, l’Union nationale des Sans-papiers, tous les citoyens et toutes les citoyennes, les associations, les syndicats, les partis politiques à venir manifester le plus nombreux possible leur révolte, leur indignation et leur refus radical  de la  politique d’immigration hyperviolente menée en France et en Europe par l’Etat Français de gouverne-ment socialiste, et sa police, et cela depuis tant d’années sans interruption.

Il est de notre devoir de dénoncer le plus fortement possible ce qui vient d’arriver, le jeudi 24 août 2014, à Abdelhak Goradia, algérien, 51 ans décédé  alors qu’il était conduit par la police du CRA de Vincennes à l’aéroport de Roissy pour être expulsé vers l’Algérie. Il avait réussi à échapper une première fois à son expulsion le 16 août dernier, le commandant de bord ayant refusé de l’embarquer, parce qu’il était complètement ligoté, les jambes scotchées, et les mains menottées dans le dos.

Le 24 août, selon la version de la police, c’est dans le fourgon en arrivant à l’aéroport qu’il aurait eu une « crise cardiaque ». Les policiers ont invoqué une « mort naturelle ». L’autopsie a révélé qu’il était mort par asphyxie. On sait en effet qu’après un premier refus d’embarquement, les expulseurs de l’UNESI et les policiers de la COTEP « préparent » professionnellement leur victime : menottes dans le dos, jambes entravées, cagoule et casque sur la tête, étranglement pour l’empêcher de crier selon des techniques précises. Des membres de la famille de M. Goradia ont constaté à l’institut médico-légal que son visage était marqué de plusieurs ecchymoses. Une information judiciaire pour « homicide involontaire contre X …» a été ouverte.

  • Ce n’est pas la première fois qu’une personne sans-papiers décède lors de son expulsion.
  • Ce n’est pas la première fois qu’une personne meurt dans un fourgon de police.

Il faut que cela cesse ! Il faut que l’enquête fasse toute la lumière sur la mort d’Abdelhak Goradia ! Il faut que justice soit faite !

Pour leur part, les retenus (prisoniers) du bâtiment 1 du CRA de Vincennes se sont mis en grève de la faim dès qu’ils ont appris la mort de leur camarade. Ils ont rédigé un communiqué dans lequel ils demandent «  que des journalistes puissent venir voir les conditions de vie dans le centre », « que les auteurs des violences envers M.Goradia soient punis, car ils l’ont tabassé à mort », «  que la durée de rétention soit réduite à 20 jours, car il y a trop de violences…45 jours ça ne sert à rien », «  que la nourriture soit améliorée, on mange très mal alors qu’on n’a pas demandé à être ici », « qu’ une partie de la police soit moins agressive… », « on ne négociera pas, on continuera la grève de la faim tant que nos revendications ne seront pas satisfaites. »

Pour notre part, nous réclamons, et cela depuis bien longtemps, l’arrêt des expulsions, la fermeture des CRA, la régularisation de tous les Sans-papiers, la liberté de circulation et d’installation. Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur la mort d’Abdelhak Goradia.  Nous exprimons toute notre solidarité et apportons tout notre soutien aux grévistes de la faim du CRA de Vincennes, non seulement dans leurs revendications, mais aussi pour l’avenir de leur condition. Car,  nous tous et toutes, Sans-papiers, migrants et précaires de tous pays, nous sommes sur le même radeau à subir la tempête de l’exploitation économique, les foudres du racisme, les violences de la domination de classe.

Tous ensemble, aujourd’hui pour Abdelhak Goradia et avec les retenus du CRA de Vincennes, demain avec tous les Sans-papiers, migrants, demandeurs d’asile et précaires, crions notre révolte et exigeons justice pour tous !

 

La Coordination parisienne des Sans-papiers (CSP 75/CISPM)

Le porte-parole : Sissoko Anzoumane. (tel : 06 51 70 74 92 )

Paris le 28 Août 2014

 
Occupation en cours du sous-marin de guerre Français l'Argonaute par la CSP75 PDF Imprimer Envoyer
Action politique
Jeudi, 21 Août 2014 08:46
À 12h22 ce jour, fin de l'occupation du sous-marin de guerre l'Argonaute à Paris.
Un compte rendu détaillé sera mis en ligne dès que possible par la CSP75.
Merci à tous les compagnons qui ont contribué et soutenu cette action.

Merci de votre attention et de votre bienveillance.
Coordination 75 des sans-papiers (CSP75)
Sissoko Anzoumane 06 51 70 74 92
                                                                                                   --------------------
Pourquoi l’occupation symbolique et Pacifique de l'argonaute par des sans-papiers travaillant en France depuis plusieurs années ?

Un sous-marin, c’est un navire de guerre destiné à naviguer caché sous l’eau. L'Argonaute, en particulier, en est sorti pour prendre sa retraite après bien des années de bons et loyaux services, pour faire peau neuve sur le « plancher des vaches », comme dirait un bon marin.

C’est dire combien la trajectoire de vie de ce sous-marin est tout un symbole pour un sans-papiers ; combien elle est à la fois semblable et dis-semblable à ce qu’il endure tous les jours de sa vie.

Un tel homme ou une telle femme furent, en naissant, faits pour vivre sur la terre à l’air libre, comme n’importe quel homme et quelle femme.

Mais ils étouffent noyés sous des mètres et des tonnes d’eau ! Et c’est pourquoi notre souhait de vie (d’un sort pacifique et normal, en plein air et en plein jour, qui nous semble non moins légitime et naturel que celui d’un sous-marin désaffecté), c’est de faire surface de même, de lever nos têtes hors de l’eau et de faire peau neuve, de prendre pied sur la terre ferme, avec des papiers.

L'Argonaute est devenu un haut lieu de pub permanente de la marine nationale. Et qui dit Marine, dit aussi Méditerranée, en Europe et en France. Cela aussi est un symbole marqué au coin de l’histoire et de l’actualité de son humanité terrienne, pour un sans-papiers.

Cette mer, beaucoup d’entre nous l’ont traversée, beaucoup ont péri en mer en tentant de la traverser. Mais jusque-là jamais ce passage n’avait été vorace de vie humaines comme depuis un an.

Tous les jours il y a quantité de morts noyés dans les eaux de la Méditerranée : jeunes hommes, jeunes femmes, enfants. On les compte désormais par dizaines de milliers !

Ici, en ce lieu, devant ce symbole guerrier de la marine française, nous lançons un message de paix et un appel à l’aide. Assez duré, la guerre aux sans-papiers ! Aidez nos frères et nos sœurs, s’il vous plaît !

L’Europe et la France en ont les moyens. En abattant les murs et les interdits dressés par l'Europe forteresse contre le Sud du monde, en intervenant en Méditerranée pour sauver, accueillir et régulariser le peuple des sans-papiers qui viennent de l’autre rive, en les traitant comme des êtres humains, elles peuvent mettre fin, après ceux de l'esclavage et du colonialisme, à ce nouveau crime civilisé contre l’humanité : à cette extermination de masse des pauvres venant d’Afrique, à cette tuerie des plus pauvres parmi les pauvres, qui, prévisible et prévue, redouble chaque jour de sauvagerie et de férocité sous nos yeux. Et dont il est bon de ne pas parler.

Paris, le 21 août 2014

Coordination 75 des sans-papiers (CSP75) 

La Coordination 75 des sans-papiers (CSP75) occupe à l'instant même, soit 10H45 du matin ce jeudi 21 août 2014 le sous-marin de guerre Français l'Argonaute se situant au parc de la Villette  26 avenue Corentin Cariou Paris 75019 .
La CSP75 appelle toutes les personnes de bonne volonté - simple citoyens, organisations politiques, syndicales, associatives - à venir la rejoindre rapidement pour soutenir cette occupation légitime.

Lieu d'occupation du sous-marin:
- Métro Corentin Cariou ligne 7
- Métro porte de la Villette ligne 7
- Métro porte de Pantin ligne 5.

Merci de votre attention et de votre bienveillance.

Coordination 75 des sans-papiers (CSP75)
Sissoko Anzoumane 06 51 70 74 92

http://paris.demosphere.eu/rv/34660

http://fr.wikipedia.org/wiki/Argonaute_%28S636%29

Image illustrative de l'article Argonaute (S636)
L'Argonaute (Cité de La Villette)

 
Occupation d'un nouveau lieu à Bagnolet 93 par le collectif SP des Baras 93. PDF Imprimer Envoyer
Expulsion lieux d'occupation/habitation
Lundi, 11 Août 2014 14:54
Le Lundi 11 août 2014 16h22, "lesbara(AT)squat.net"  a écrit :


OCCUPATION D'UN NOUVEAU LIEU À BAGNOLET PAR LE COLLECTIF BARAS

Faute de volonté politique d'appliquer la loi de réquisition de
bâtiment vide, faute de proposition d'hébergement même provisoire,
depuis leur expulsion du squat ave Galliéni à Bagnolet, le Collectif Baras a dû dormir dehors dans des conditions indignes pendant une
semaine.

Hier matin, le Collectif Baras n'a pas attendu qu'une nouvelle répression policière scandaleuse vienne le déloger. Les Baras ont ouvert
un nouveau lieu. Une ancienne agence Pôle emploi fermée depuis 7 mois, située au
72 rue René Alazard à Bagnolet 93 métro mairie des Lilas ligne 11.

https://www.google.fr/maps/place/72+Rue+Ren%C3%A9+Alazard,+93170+Bagnolet/@48.8749404,2.4163853,17z/data=!3m1!4b1!4m2!3m1!1s0x47e66d0b2aa41573:0x2ec02dcafdc67154


Ce lundi 11 août, l'huissier est déjà passé pour constater l'occupation refusant de dire qui l'avait mandaté ! Ce lieu appartenant certainement à l'État, les Baras sont à l'abri, mais en sursis.

Appel à nous soutenir et à nous rencontrer au 72 rue René Alazard à Bagnolet

NON AUX EXPULSIONS et À LA RÉPRESSION POLICIÈRE
POUR LA RÉGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS

Tous nos remerciements à toutes les personnes qui sont venues nous témoigner leur solidarité par leur présence et par leurs dons : couvertures, tentes, etc. et qui en témoignent encore

LE COLLECTIF BARAS

<lesbaras(AT)squat.net>

N° du Collectif : 07.78.32.14.75

Historique de la lutte :

Méga urgent: Les CRS sont au squat "les Baras" au 124 avenue Galliéni à Bagnolet 93, Évacuation du devant du squat d'un instant à l'autre.

Urgent: Incendie au squat "Les Baras" 124 avenue de Galliéni à Bagnolet 93.

Expulsion imminente: rdv mercredi 23 juillet à 5h30 le matin devant le squat "Les Baras" au 124 avenue Galliéni à Bagnolet 93

Lettre ouverte du collectif des Baras aux élues des mairies de Montreuil et de Bagnolet 93.
Rassemblement en solidarité avec les squats du collectif des Baras, devant la mairie de Bagnolet 93 vendredi 16 mai à 10h.

 
 
Expulsion de la Cantine des Pyrénées et rassemblement PDF Imprimer Envoyer
Expulsion lieux d'occupation/habitation
Lundi, 11 Août 2014 14:45
Le Lundi 11 août 2014 16h27, <contact.cantine.des.pyrenees(at)gmail.com> a écrit :


La Cantine Des Pyrénées a été expulsée ce matin. La police a appliqué la décision prise par la justice le 6 septembre 2013, les affaires ont été déplacées vers un garde meuble et un mur de parpaings est en train de redécorer la vitrine.
Les habitants se retrouvent à la rue sans solution de relogement proposée.

Nous nous savions expulsables à tout moment et nous préparons la suite, le projet continue, la lutte ne s’arrête pas !

Nous appelons comme prévu à un rassemblement demain mardi 12 août à 16h devant la mairie du 20eme arrondissement
métro Gambetta

Merci de diffuser l'information !
 
Méga urgent: Les CRS sont au squat "les Baras" au 124 avenue Galliéni à Bagnolet 93, Évacuation du devant du squat d'un instant à l'autre. PDF Imprimer Envoyer
Expulsion lieux d'occupation/habitation
Samedi, 02 Août 2014 11:36

Le Samedi 2 août 2014 13h35, "Memed Celine zeromemed(at)yahoo.fr à <infos-ministereSP-baudelique(at)yahoogroupes.fr> a écrit :

Il y a un huissier et beaucoup de CRS et aussi la police nationale devant le squat des Baras au 124 avenue Galliéni à Bagnolet 93.
Si l'huissier est là, cela veut dire que les sans papiers ne pourront jamais réintégrer leur squat.
Les policiers n'ont laissé entrer dans le squat que 4 sans papiers pour récupérer les documents administratifs de plus de 300 sans papiers.
L' ambiance est délétère, la tension est au plus haut niveau, grand risque d'arrestations, besoin de soutiens en méga urgence svp.
Passez ce mail sur toutes vos listes afin qu' un maximum de camarades informés puissent venir aider les migrants en très grande difficulté.
Ce mail est le dernier SOS, le danger est en cours.
Merci de votre attention et de votre bienveillance.

Céline-Mémèd

http://paris.demosphere.eu/rv/34627

<lesbaras(AT)squat.net>

N° du Collectif : 07.78.32.14.75


Historique de la lutte :
Urgent: Incendie au squat "Les Baras" 124 avenue de Galliéni à Bagnolet 93.

Expulsion imminente: rdv mercredi 23 juillet à 5h30 le matin devant le squat "Les Baras" au 124 avenue Galliéni à Bagnolet 93

Lettre ouverte du collectif des Baras aux élues des mairies de Montreuil et de Bagnolet 93.
Rassemblement en solidarité avec les squats du collectif des Baras, devant la mairie de Bagnolet 93 vendredi 16 mai à 10h.

 

 
Urgent: Incendie au squat "Les Baras" 124 avenue de Galliéni à Bagnolet 93. PDF Imprimer Envoyer
Expulsion lieux d'occupation/habitation
Vendredi, 01 Août 2014 22:52
Le Samedi 2 août 2014 10h59,  <lesbaras(at)squat.net> a écrit :


HIER SOIR, INCENDIE DANS LE SQUAT DU 124 AVE GALLIÉNI À BAGNOLET

Depuis le 22 juillet, les occupants du squat sont dans l'attente angoissante de se faire expulser par la force publique.
Mais hier vers 21 h, c'est un incendie dans la cave du squat qui les a tous mis à la rue.

Ce matin, la police leur interdit toujours de rentrer en attendant que les pompiers viennent s'assurer qu'il n'y a plus aucun risque.

LE COLLECTIF BARAS
N° du Collectif : 07.78.32.14.75

_______

De zeromemed(AT)yahoo.fr samedi 2 aout 2014 à 00h55

Le squat "Les Baras" du 124 avenue Galliéni à Bagnolet 93 a été victime d'un incendie ce vendredi soir 1er aout 2014.

Les sans papiers et familles Rroms ne peuvent plus pénétrer chez eux ni pour y dormir ni pour récupérer leurs affaires, ils vont dormir dehors et n'ont aucune autre solution pour le moment.

Besoin en urgence svp des produits de première nécessité: nourritures, café, thé, eaux, laits, duvets, tapis de sol, savons, dentifrices, serviettes de bain, laits et couches bébé, etc..., tous ce dont nous avons besoin pour survivre.

Il y a aussi des enfants, la situation est catastrophique, besoin de soutiens.

Si vous avez un lieu à ouvrir pour plus de 300 personnes sur Paris ou la banlieue, faites nous en part svp, merci de répondre uniquement en privé pour prendre rdv svp sans donner de détails ni par mail ni par téléphone.

Céline M.


<lesbaras(AT)squat.net>

N° du Collectif : 07.78.32.14.75


Historique de la lutte :
Expulsion imminente: rdv mercredi 23 juillet à 5h30 le matin devant le squat "Les Baras" au 124 avenue Galliéni à Bagnolet 93

Lettre ouverte du collectif des Baras aux élues des mairies de Montreuil et de Bagnolet 93.
Rassemblement en solidarité avec les squats du collectif des Baras, devant la mairie de Bagnolet 93 vendredi 16 mai à 10h.

 
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